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Législatives au Maroc : choc annoncé entre le PJD et le PAM à Rabat-Salé

La Kasbah des Oudayas à Rabat sur l'oued Bouregrag en janvier 2013. © Giovanna Dell'Orto/AP/SIPA

Abdelilah Benkirane, Rachid El Abdi, Noureddine Lazrak... De gros calibres se présentent aux législatives du 7 octobre dans ces deux villes riveraines. Ça va chauffer !

Match serré à Rabat-Salé. La compétition électorale dans les deux villes longeant l’oued Bouregreg s’apparente à un duel entre les islamistes du PJD et les libéraux du PAM. Un des moments forts se déroulera dans la circonscription de Salé Médina, bastion des islamistes, où Abdelilah Benkirane, chef du Parti justice et développement (PJD) et son colistier, Jamâa El Moâtassim (également son chef de cabinet à la primature et maire de la ville) croiseront le fer avec Rachid El Abdi du Parti authenticité et modernité (PAM), Nouredine Lazrak, du Rassemblement national des indépendants (RNI), Driss Sentissi du Mouvement populaire (MP) et Abdelkrim Hassini du Parti de l’Istiqlal (PI).

Le chef du PJD a déclaré son intention de rafler les quatre sièges de cette circonscription. En 2011, il y a remporté deux sièges. À forte concentration de population, Salé Médina compte 520 000 habitants. En 2011, le nombre de votants étaient de 77 526 sur un total d’inscrits de 201 647, soit un taux de participation de 38,5%, selon les données de l’association Tafra qui a élaboré une carte détaillée des législatives marocaines depuis l’indépendance.

À Rabat, l’outsider Balafrej

À Rabat, capitale administrative du Royaume, le PJD a placé son secrétaire général adjoint, Slimane El Amrani et bras droit de Benkirane, à la tête de la circonscription de Chellah. Ce dernier livrera bataille à l’homme d’affaires sahraoui Brahim Joumani du PAM. Rabat Chellah dispose de trois sièges pour 250 710 habitants.

A Rabat-Océan, ancien fief des socialistes de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), il faudra compter avec un outsider : Omar Balafrej, de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), une coalition de trois partis de la gauche radicale qui veut sortir le paysage politique de la bipolarité PAM/PJD en proposant une « troisième voie ». Ses principaux concurrents sont le pjdiste Mohamed Saddiki, maire de la ville de Rabat, et le palmiste Abdelfettah El Aouni. 

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