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OCDE : les villes au cœur du développement de l’Afrique

Ci-contre, le chantier de l'hôtel Azalaï, dans la commune de Marcory. © FRANÇOIS-XAVIER GBRÉ POUR J.A.

Plus de la moitié des Africains vivront en ville à l’horizon 2030, ce qui entraînera des défis en terme de planification urbaine et de développement. Autant de questions à l'ordre du jour de la 16e édition du Forum économique international sur l'Afrique, organisé par l'Organisation de coopération et développement économique (OCDE) à Paris.

Pour sa 16e édition, le Forum économique international sur l’Afrique, organisé à Paris le 29 septembre, par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) avait pour thème principal les villes africaines.

Plus de la moitié des Africains vivront en ville à l’horizon 2030, avec des conséquences profondes sur l’économie et les sociétés du continent, sans que les implications d’un tel changement ne soient toujours bien comprises.

« Cette journée a justement pour but de lever le voile sur cette question », explique Mario Pezzini, directeur du Centre de développement de l’organisation.

Avec notamment l’objectif de dissiper deux grandes idées préconçues sur l’urbanisation. D’abord, que les villes ne sont pas des îlots opposés aux campagnes, mais deux milieux complémentaires. Ensuite, les villes sont sources d’emplois et de richesses, à condition de mettre en œuvre de véritables politiques urbaines pour éviter les effets négatifs que sont la paupérisation, la congestion et la pollution.

Modèle ghanéen

Pour discuter de ces thèmes, l’OCDE a invité un large panel d’experts qui, au fil des tables rondes, sont revenus en détail sur les questions de planification urbaine et de son financement, dans une vision durable et décentralisée, où les secteurs public et privé sont invités à jouer leur rôle.

Autant de sujets importants alors que de lourdes interrogations perdurent sur les impacts d’une démographie galopante à travers le continent et sur les effets largement inconnus du réchauffement climatique.

Pour mieux se projeter dans ce futur incertain, la dernière session a donné la parole à Célestin Monga, le vice-président de la Banque africaine de développement, à Ibrahim Assane Mayaki, le président du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad) — deux organisations largement impliquées sur ce dossier — ainsi qu’à Sidi Tiémoko Touré, ministre ivoirien d’une jeunesse effervescente aux premières loges du défi de l’urbanisation.

Ils en ont profité pour écouter Alfred Oko Vanderpuije, le maire d’Accra. La capitale ghanéenne est en effet à la pointe de ces questions en Afrique subsaharienne, dans la foulée de ces smart cities qui pourraient bien augurer du futur urbain de l’Afrique.

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