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Congo : Paul Obambi reprend le gisement de fer du sud-africain Exxaro

Des employés d'African Iron sur le site de Mayoko. © African Iron

Quatre ans après en avoir fait l’acquisition, le sud-africain Exxaro cède son projet de minerai de fer de Mayoko, qu’il avait renoncé à exploiter en 2014, a-t-il fait savoir vendredi. Le site a été repris par Sapro, le groupe dirigé par le Congolais Paul Obambi.

Exxaro a annoncé la vente de son projet de minerai de fer de Mayoko, au Congo-Brazzaville, à Sapro, le groupe multisectoriel congolais présent dans sept pays africains et dirigé par un proche Denis Sassou Nguesso, Paul Obambi.

Dans un communiqué publié vendredi 30 septembre, et daté du 26 septembre, l’entreprise sud-africaine précise lui avoir transféré les droits de propriété trois jours plus tôt.

C’est pour environ 350 millions de dollars qu’Exxaro avait acquis en 2012 African Iron, opérateur du gisement de minerai de fer de Mayoko, situé à 300 kilomètres au nord-est de Pointe-Noire.

Le projet était alors prometteur en raison de la production attendue (5 millions de tonnes par an) et de l’existence d’une ligne de chemin de fer, reliant le site au port de Pointe-Noire.

Effondrement des prix

Plutôt spécialiste du charbon, Exxaro voyait en Mayoko la possibilité de doper sa diversification dans les minerais ferreux. Moins de deux ans plus tard, en juin 2014, l’entreprise sud-africaine avait dû renoncer à ses ambitions en raison, selon son communiqué, de « l’effondrement des prix du minerai de fer, une situation appelée à durer dans un avenir proche ».

En 2015, le conseil d’administration d’Exxaro avait pris la décision de se séparer de Mayoko. Des repreneurs potentiels se sont portés acquéreurs tout au long de l’année écoulée et le choix du sud-africain s’est finalement portée sur Sapro, lequel possède deux filiales dans le secteur minier, Afrimines et Socin Mines qui exploitent des gisements de fer, de potasse et de manganèse.

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