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Le fonds américain Och-Ziff condamné à 413 millions de dollars pour des faits de corruption en Afrique

Daniel Och, alors président et directeur exécutif de Och-Ziff en 2009 au Forum économique mondial de Davos. © Virginia Mayo/AP/SIPA

Le fonds d’investissement new-yorkais, qui pèse 39 milliards de dollars d’actifs, s’apprête à payer une amende de 413 millions de dollars à la justice américaine. Och-Ziff Capital Management Group est accusé d’avoir versé des pots-de-vin à des dirigeants dans plusieurs pays africains, dont le Zimbabwe, le Tchad, la Guinée, le Niger, la RD Congo et la Libye sous le régime de Mouammar Kadhafi.

Le fonds d’investissements new-yorkais Och-Ziff Capital Management Group, qui gère quelque 39 milliards de dollars d’actifs, s’apprête à verser 413 millions de dollars (367 millions d’euros) à la justice américaine pour des pratiques de corruption sur le continent africain, rapporte le Financial Times vendredi.

Sa filiale OZ Africa Management va plaider coupable pour avoir versé des pots-de-vin à des responsables publics en Libye (sous le régime de Mouammar Kadhafi) mais également au Tchad, au Niger, en Guinée, en RD Congo et au Zimbabwe, selon le New York Times.

Och-Ziff était sous le coup depuis deux ans d’une enquête de la Securities and Exchange Commission (SEC, le gendarme financier américain) et du Département de la Justice. Le fonds va leur verser 200 millions de dollars de redressement et 213 millions de dollars de pénalités.

Le cas de Samuel Mebiame

Pour Och-Ziff, il s’agit aussi de regagner la confiance des investisseurs qui ont commencé à retirer leurs parts quand les premiers soupçons de poursuite pour corruption ont été rendus publics en 2015. Ce qui a aussitôt eu pour effet de diminuer les actifs du fonds d’investissements, qui pesait encore 48 milliards de dollars en juillet 2015.

En août, le volet africain de l’enquête a été confirmé quand la justice américaine a arrêté Samuel Mebiame. Le fils de l’ancien Premier ministre gabonais Léon Mebiame est accusé d’avoir régulièrement versé des pots-de-vin à des responsables publics au Niger, en Guinée et au Tchad afin d’obtenir des concessions minières. Or, Samuel Mebiame agissait au nom d’Africa Management Limited (AML), une société d’investissement dans les mines africaines en partie détenue par Och-Ziff.

Depuis, la justice américaine a élargi son enquête et cherchait récemment dans quelle mesure les associés sud-africains de Samuel Mebiame — l’ex-ministre de l’Habitat Tokyo Sexwale et l’homme d’affaires Walter Hennig — étaient au courant de ses activités.

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