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Syrie : l’aviation russe a tué plus de 3 800 civils en un an, selon l’OSDH

Par Jeune Afrique avec AFP

un père hurle de chagrin après la découverte du corps de sa fille dans des décombres le 24 septembre 2016 dans le quartier Al-Shaar, à Alep. © Karam Al-Masri/AFP

L'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH) a affirmé vendredi que les frappes de l'aviation russe ont coûté la vie à plus de 3800 civils et blessé 20 000 d'entre eux en un an.

Les chiffres macabres s’accumulent en Syrie. Vendredi, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a donné son estimation des dégâts causés par l’aviation russe depuis le début des frappes lancées par le Kremlin le 30 septembre dernier. D’après l’ONG, ces raids auraient déjà coûté la vie à près de 10 000 personnes en Syrie, dont 3 800 civils. 20 000 autres civils auraient été blessés lors de ces bombardements.

Ce bilan, déjà très lourd, pourrait être plus élevé encore car il ne porte pas sur les personnes tuées par des frappes d’avions dont la nationalité n’a pu être établie, a précisé le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. Dans le détail, les frappes russes ont tué 3804 civils, 2746 combattants du groupe jihadiste État islamique (EI) et 2814 membres de différents groupes rebelles et islamistes combattant le régime de Damas.

Moscou refuse de se plier aux exigences de Washington

Les appels internationaux à stopper ces raids se sont pourtant multipliés ces dernières semaines, sans pour autant faire plier Moscou qui poursuit les bombardements : « L’aviation russe va continuer son opération en soutien à la lutte antiterroriste des forces armées syriennes », a déclaré jeudi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. Les attaques vont donc se poursuivre, comme c’est le cas depuis la fin d’un court cessez-le-feu, le 19 septembre dernier.

Le président américain Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel ont condamné jeudi avec force les raids aériens des Russes et du régime syrien sur l’est d’Alep, une zone où habitent des centaines de milliers de civils, dont la moitié sont des enfants. Alep, deuxième ville du pays et principal front du conflit, est divisée depuis 2012 entre un secteur gouvernemental dans l’ouest et des quartiers rebelles dans l’est. Mercredi, deux des plus gros hôpitaux de la ville ont été frappés par des bombardements de l’armée syrienne et de ses alliés.

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