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Afrique subsaharienne : la Banque mondiale table désormais sur la plus faible croissance depuis 20 ans

Vue du siège de la Banque mondiale à Washington. © Reuters

C'est la principale conclusion rendue publique jeudi par l'Institution financière internationale : une croissance des économies africaines dont la progression est ramenée à un maigre +1,6%, contre +2,5% début juin, date de sa dernière prévision.

En choisissant de porter sa prévision de croissance pour l’Afrique subsaharienne à +1,6% en 2016, la Banque mondiale s’est alignée jeudi 29 septembre sur le fonds monétaire international qui avait lui aussi divisé de moitié sa prévision mi-juillet pour la ramener exactement à +1,6% également.

En juin, la Banque mondiale tablait sur une croissance moyenne de +2,5 % en Afrique subsaharienne en 2016, contre +4,2 % espérés en janvier et +3,3 % annoncés en avril.

Nigeria et Afrique du Sud en cause

Jeudi, elle prend à nouveau acte du fort ralentissement expérimenté par le continent. « La croissance économique de l’Afrique subsaharienne devrait atteindre cette année son plus bas niveau depuis vingt ans, à 1,6 % », écrit ainsi la Banque mondiale dans sa communication.

En cause, « la dégradation de la conjoncture au Nigéria et en Afrique du Sud, les deux plus importantes économies de la région qui représentent la moitié de la richesse produite en Afrique », et le fort recul enregistré par les pays dont l’économie est tributaire des exports d’hydrocarbures.

Les bons élèves de la croissance

Mais la Banque mondiale pondère aussi son analyse, reprenant à son compte des motifs d’optimisme quant à la conjoncture de plusieurs pays africains. « Un quart des pays sont parvenus à résister aux chocs. La Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi les économies les plus dynamiques de la région, suivis par l’Éthiopie, le Rwanda et la Tanzanie qui continuent d’afficher des taux de croissance supérieurs à 6 % », écrit ainsi l’institution.

Celle-ci table cependant sur une reprise modeste en 2017, à +2,9%, peut-être aidée en cela par une reprise des cours du baril de pétrole.

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