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Gabon : Jean Ping en appelle à nouveau à la communauté internationale

Jean Ping à la sortie d’une conférence de presse dans son QG, le 30 août 2016. © Baudouin Mouanda pour JA

"J'affirme ma détermination à assumer mes responsabilités de président élu par le peuple souverain", a déclaré Jean Ping lors d'une conférence de presse jeudi à Libreville, deux jours après l'investiture d'Ali Bongo Ondimba. Il a également demandé à la communauté internationale de prendre des sanctions ciblées.

« Je réaffirme ubi et orbi que je ne reconnaîtrai pas le pouvoir d’Ali Bongo qui a les mains souillées par le sang de nos compatriotes », a déclaré l’ancien patron de l’Union africaine jeudi 29 septembre devant ses partisans, venus en nombre à son domicile de Libreville pour écouter sa déclaration.

La proclamation des résultats provisoires le 31 août avait entraîné une flambée de violence meurtrière inédite au Gabon. Selon les autorités, quatre personnes avaient été tuées lors des heurts post-électoraux. L’opposition évoque pour sa part un bilan bien plus élevé, fixé à au moins 26 morts selon les déclarations à l’AFP de la « cellule des disparus » au QG de Jean Ping.

Rejet de l’appel au dialogue  

« Je vous demande de rejeter massivement ce pouvoir et de ne lui accorder aucun crédit », a-t-il poursuivi. Avant de prôner « une résistance active jusqu’à la fin de la forfaiture » et d’appeler à une « journée nationale de recueillement pour les familles endeuillées » jeudi 6 octobre.

L’ancien ministre d’Omar Bongo, 73 ans, a également rejeté l’appel au dialogue lancé par Ali Bongo Ondimba, alors que le nouveau Premier ministre Emmanuel Issoze-Ngondet enchaîne les consultations en vue de former un gouvernement d’ouverture dimanche 2 octobre.

« Voilà que l’imposteur appelle au dialogue. Je ne m’associerai pas à cette veine tentative de légitimation (…) », a ajouté Jean Ping, appelant en lieu et place à un dialogue national inclusif placé sous son égide.

« Je ne céderai pas, je ne reculerai pas », a-t-il enfin ajouté, demandant à « la communauté internationale de prendre des sanctions ciblées » et au procureur de la Cour pénale internationale de se rendre au Gabon.

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