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Gabon : la procureure de la CPI va ouvrir un examen préliminaire sur la crise postélectorale

Par Jeune Afrique avec AFP

Fatou Bensouda, procureure de la CPI, le 21 mars 2016 à La Haye. © CPI/Flickr

Dans un communiqué rendu public jeudi, la procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, affirme que son bureau procédera à un examen préliminaire de la situation qui a prévalu au Gabon depuis mai 2016, en réponse à la demande des autorités gabonaises.

Cet examen préliminaire, prévient la procureure, « ne peut être assimilé à une enquête », mais il permettra de déterminer si les critères imposés pour l’ouverture d’une telle procédure sont réunis. « Après un examen minutieux de tous les renseignements dont je dispose, je ferai connaître ma décision en temps opportun », conclut Fatou Bensouda.

Cette annonce fait suite à une demande des autorités gabonaises datant du 21 septembre. Elles avaient saisi la cour au sujet de « la situation se rapportant aux événements qui se produisent au Gabon depuis mai 2016 », en exigeant l’ouverture d’une enquête. Le gouvernement gabonais a notamment fait part de « faits relevant de l’incitation à commettre le crime de génocide » et de « crimes contre l’humanité » qu’il attribue aux militants favorables au candidat d’opposition Jean Ping.

Nombreuses arrestations 

Le Gabon a connu un pic de violences de 48 heures après l’annonce le 31 août de la victoire du chef de l’État sortant Ali Bongo Ondimba, qui a prêté serment mardi pour un deuxième septennat. Des centaines de personnes avaient été arrêtées début septembre, 407 avaient été relâchées, 393 déférées au parquet de Libreville et 31 incarcérées, avait indiqué le procureur de la République. D’autres personnalités avaient été arrêtées fin septembre de façon plus ciblée avant la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle.

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