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Burundi : l’opposant Gervais Niyongabo arrêté pour « atteinte à la sûreté de l’État »

Par Jeune Afrique avec AFP

Un soldat burundais dans une rue déserte de Bujumbura le 8 novembre 2015. © Stringer/AP/SIPA

Gervais Niyongabo, l'un des derniers chef de parti d'opposition à être resté dans le pays, a été arrêté mercredi à Makamba, dans le sud du Burundi, pour « atteinte à la sûreté de l'État » selon la police.

Gervais Niyongabo, président du parti d’opposition Fedes-Sangira et membre du Cnared, la principale coalition d’opposition au Burundi, a été arrêté pour participation à des bandes armées et atteinte à la sûreté de l’État, selon un tweet publié jeudi 29 septembre par Pierre Nkurikiye, le chef de la police burundaise.

L’opposant, l’un des rares à ne pas être parti en exil, est détenu à Bujumbura par le Service national de renseignement (SNR), a précisé M. Nkurikiye. Un service qui dépend directement du président Pierre Nkurunziza, et qui est accusé par de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme de recourir à la torture contre les opposants présumés.

M. Nkurikiye a précisé dans un autre tweet que depuis deux semaines « 8 policiers et 15 militaires » avaient été arrêtés pour « atteinte à la sûreté de l’État ».

Contexte de crise au Burundi 

Le pouvoir burundais accuse le Cnared, une coalition représentant la quasi-totalité des partis d’opposition burundais, d’être lié à une tentative de coup d’État en mai 2015 et aux violences qui frappent le pays depuis lors. L’opposition accuse de son côté l’ancien mouvement rebelle hutu aujourd’hui au pouvoir, le CNDD-FDD, de cibler des soldats issus de l’ancienne armée, dominée par la minorité tutsie, les ex-Forces Armées du Burundi (FAB).

Les violences ont déjà fait plus de 500 morts et poussé près de 300 000 personnes à quitter le pays.

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