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États-Unis : une petite fille émeut le web après les violences dans la ville de Charlotte

Par Jeune Afrique

Des manifestants du mouvement "Black Lives Matter prient devant un poste de police à Charlotte, le 27 septembre 2016. © Jay Reeves/Ap/SIPA

Le discours poignant, en début de semaine, de Zianna Oliphant devant le conseil municipal de Charlotte, en Caroline du Nord, fait le tour de la toile. À seulement neuf ans, la petite fille est devenue le symbole de la lutte contre le racisme.

« Je suis venue dire ce que je ressens ». Le fait que Zianna soit trop petite pour atteindre le micro n’a pas empêché son message d’être entendu des milliers de fois, relayé d’abord par le journal local The Charlotte Observer, puis par CNN. « Nous sommes traités différemment des autres, et je n’aime pas la manière dont nous sommes traités », commence la petite fille, avant d’éclater en sanglots et d’être chaudement encouragée par le reste de la salle.

« J’ai grandi à Charlotte, et jusqu’ici je n’avais jamais ressenti cela, poursuit-elle. Je ne peux pas supporter la manière dont nous sommes traités. Et c’est une honte que nos pères et nos mères soient tués et que l’on ne puisse plus les voir. C’est une honte que nous devions aller dans ce cimetière pour les enterrer. »

Violences à Charlotte

Zianna Oliphant s’exprimait quelques jours après la flambée de violences qu’a connue Charlotte, ville du sud-est des États-Unis, suite à la mort de Keith Lamont Scott, un homme noir de 43 ans, abattu sur un parking  mardi 20 septembre des circonstances encore non élucidées. Pour les habitants, il s’agit d’une bavure policière. À cela s’ajoute la mort à l’hôpital, jeudi 23 septembre, d’un manifestant afro-américain, blessé par la police lors des protestations contre les bavures policières.

Alors que les événements de Charlotte ont ravivé les tensions raciales qui couvaient aux États-Unis, les mots de la fillette sont repris et salués sur les réseaux sociaux. Les internautes ne manquent pas de mots pour décrire « le courage » et « la force » de Zianna dont le message est devenu le symbole de la lutte contre le racisme.

(C’est tellement triste, quand cela va-t-il s’arrêter ? )

 

 

 

 

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