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Maroc : Boeing lance un écosystème industriel à Tanger

Le président de Boeing Commercial Airplanes, Raymond L. Conner a été décoré par le roi du Maroc le 27 septembre 2016 à Tanger. © Maghreb Arab Press (MAP)

L'avionneur américain s'implante en force au Maroc en créant un écosystème qui devra générer un milliard de dollars de chiffre d'affaires supplémentaire à l'export.

Gros projet dans l’aéronautique. La firme américaine Boeing a annoncé la création d’un écosystème industriel dans la zone de Tanger, au Nord du Maroc, qui doit entraîner la création de 120 sous-traitants et fournisseurs, et 8.700 nouveaux emplois spécialisés.

La convention d’investissement a été signée, le mardi 27 septembre à Tanger, lors d’une réunion présidée par le roi du Maroc. Le projet permettra d’augmenter les exportations du Royaume de près d’un 1 milliard de dollars, selon les estimations données par le gouvernement marocain et le management de Boeing.

L’essor de l’aéronautique marocain

Outre son statut de principal fournisseur de la Royal Air Maroc (RAM), Boeing est présent au Maroc à travers Matis Aeorospace, une co-entreprise créée en 2001, entre l’avionneur américain et Safran Electrical & Power, la branche conception et production de systèmes électriques aéronautiques de l’industriel français.

Matis Aerospace a annoncé, en mars 2015, l’extension de son usine de Nouacer, située près de Casablanca, pour produire des moteurs de nouvelle génération.

Selon le gouvernement marocain, 121 acteurs aéronautiques sont déjà présents dans le royaume, principalement dans la technopole de Nouacer, à l’instar du canadien Bombardier, de l’européen Airbus (ex-EADS), des français Lisi Aerospace et Le Piston Français, ainsi encore que Daher, Souriau, Ratier Figeac, Eaton, Alcoa et Aerolia.

Cette forte implantation a permis à ce secteur industriel de générer aujourd’hui plus de 11 000 emplois et un 1 milliard de dollars de chiffres d’affaires, plaçant ainsi le Maroc au 15e rang international en terme d’investissements aéronautiques, souligne la partie marocaine. 

Doper l’export

Le Maroc joue la carte de la stabilité politique et de la disponibilité d’un Plan d’accélération industrielle (PAI) à l’horizon 2020 visant à favoriser l’implantation de majors internationales tournées vers l’export, avec une offre de formation adaptée à leurs besoins. À Tanger, le gouvernement aspire à faire du projet Boeing une locomotive pour tracter d’autres investissements liées à l’aéronautique suivant le modèle de Renault-Nissan pour l’industrie automobile.

Selon Reuters, le Maroc a exporté pour 5,7 milliards de dirhams de composants aéronautiques sur les huit premiers mois de 2016, soit 3,5% de ces exports totaux, et le secteur croît de 7% par an.

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