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Friture sur la ligne pour les débiteurs de Camtel

Par - à Yaoundé

Camtel, opérateur public de téléphonie du Cameroun dans la ville de Yaoundé. © Renaud VAN DER MEEREN pour Les Editons du Jaguar

L’opérateur historique camerounais a entamé lundi une campagne de recouvrement des impayés auprès de ses clients, allant jusqu'à couper les lignes de téléphone et d'internet. Le montant cumulé des impayés se chiffre à 65 milliards de F CFA (100 millions d'euros). Dans le viseur en priorité : le passif des administrations publiques.

Est-ce pour forcer la main aux autorités ? Toujours est-il que la Cameroon Telecommunications (Camtel) a entamé le lundi 26 septembre une campagne de recouvrement des impayés auprès de ses clients. Des arriérés qui se chiffrent à plus de 65 milliards de F CFA, selon Benjamin Gérard Assouzo’o, le directeur du marketing et de la communication de l’opérateur historique contacté par Jeune Afrique. « Le manque à gagner mensuel s’élève à 3 milliards de F CFA depuis le début de l’année», précise-t-il.

Cette opération touche des clients privés, à l’instar du fournisseur de services internet Creolink dont la dette est estimée à 3,4 milliards de F CFA. Cependant, l’État et ses démembrements concentrent la majeure partie des impayés. Parmi ces derniers figurent entre autres la télévision publique (CRTV), redevable de 4 milliards de F CFA, la société publique éditrice de Cameroon Tribune, le quotidien d’État, la Camair-co ou encore la direction générale des douanes.

Depuis trois ans, ce cumul côté État a fait l’objet de conventions de dettes. La dernière qui remonte à 2015 a fait ressortir une créance de l’opérateur de 15 milliards de F CFA pour l’année 2014. Ce qui a poussé le ministère des Finances à signer un moratoire et à s’engager à éponger le montant sur 15 mois. Malheureusement les mensualités tardent à être honorées.

Dans son communiqué de lundi, la Camtel se dit disposée à rétablir immédiatement les services aux clients qui auront réglé leurs arriérés.

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