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Mali : un militaire et un civil assassinés par des jihadistes à Tombouctou, selon l’armée

Par Jeune Afrique avec AFP

Des militaires maliens pendant un exercice de tir le 8 avril 2013. © Baba Ahmed/AP/SIPA

Le Mali déplore deux nouvelles victimes de jihadistes présumés lundi. Un garde national et son cousin ont été tués dimanche à Tombouctou par "de présumés terroristes" dans une "attaque ciblée", selon un officier de l'armée malienne.

Les meurtriers sont arrivés dans la ville en véhicule et ont tourné un bon moment autour du domicile du militaire malien et de son cousin avant de les assassiner, a précisé le gradé. Un autre officier affirme lui que les deux victimes ont été assassinées au pistolet automatique.

Trois autres victimes ces derniers mois

Ces deux agressions sont loin de constituer un cas isolé, puisqu’au cours des derniers mois, trois personnes,  dont un officier malien accusé d’informer l’armée et ses alliés sur les mouvements des groupes jihadistes dans la région de Tombouctou, ont été tués, tandis qu’un colonel a échappé à une tentative d’assassinat samedi à Bamako, selon un de ses proches.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement. Toujours est-il qu’aujourd’hui, des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes. Dernièrement, la Minusma s’inquiétait justement de la reprise des combats autour de Kidal.

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