Fermer

Égypte : des activistes ont lancé IProtect, une application pour lutter contre les disparitions forcées

Captures d'écran de l'application IProtect. © IProtect

En Égypte, des activistes des droits de l’homme ont lancé le 30 août « IProtect », une application mobile destinée à lutter contre les disparitions forcées. Elle permet notamment de prévenir rapidement des proches en cas d’arrestation ou d’enlèvements.

Le 13 juillet dernier, Amnesty International accusait le pouvoir égyptien de tortures et d’enlèvement. « Les disparitions forcées sont devenues un des instruments clés de la politique d’État en Égypte. Toute personne qui ose exprimer des critiques est en danger », déplorait l’organisation, qui notait une recrudescence des disparitions depuis l’arrivée au ministère de l’Intérieur de Magdi Hamid Abdel Ghaffar, ex-membre de la police secrète du président Hosni Moubarak.

Pour contrer le phénomène, et en s’inspirant du « Panic Button » lancé, justement, par Amnesty International en 2012, le Centre égyptien pour les droits et les libertés (ECRF) a lancé le 30 août dernier une application mobile intitulée IProtect. Son objectif : faciliter l’alerte aux proches lors d’une arrestation ou d’un enlèvement.

Dissimulée derrière une calculatrice

Après avoir téléchargé l’application, disponible sur Google Play Store, l’utilisateur définit un mot de passe à quatre chiffres et enregistre les numéros de téléphone de trois de ses proches. En cas d’arrestation ou d’enlèvement, il n’aura qu’à entrer le sésame et appuyer sur un bouton pour lancer le dispositif : un message pré-enregistré, et géolocalisé, est envoyé à ses trois contacts, ainsi qu’un e-mail à l’ECRF.

Précision importe : les numéros des contacts restent invisibles et IProtect se dissimule dans votre téléphone derrière une calculatrice, qui peut réellement s’utiliser comme telle. Un site internet dédié à IProtect, Stopendis, propose un lien de téléchargement ainsi que des informations sur les disparitions forcées, rédigées en anglais et en arabe.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici