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RD Congo : les violences ont fait au moins 32 morts lundi et mardi à Kinshasa

Par Jeune Afrique avec AFP

Des partisans d'Étienne Tshisekedi à Kinshasa le 31 juillet 2016. © John bompengo/AP/SIPA

Selon un bilan provisoire communiqué mercredi par la police, trente-deux personnes ont été tuées lundi et mardi dans les violences entre manifestants et forces de l'ordre à Kinshasa. De son côté, l'opposition a donné un nouveau bilan de 100 morts, et de plus de 1000 blessés.

La majorité et l’opposition continuent de se renvoyer dos à dos la responsabilité des violences, et donnent des bilans différents, mais de plus en plus importants. Devant la presse, le colonel Mwana-Mputu, porte-parole de la police nationale, a annoncé mercredi qu’entre le 19 et le 20 septembre 2016, le bilan « se chiffre désormais provisoirement à 32 tués ». Les violences de mardi seraient donc les plus meurtrières depuis les émeutes ayant frappé la capitale en janvier 2015.

Il ajouté qu’un commissariat et douze sous-commissariats ont été pillés et incendiés mardi,  qualifiant à plusieurs reprises « d’insurgés » les civils ayant commis des violences. « La police nationale a été appuyée par des éléments de l’armée (FARDC) pour arrêter les actes de pillages et de vandalisme, a-t-il poursuivit, affirmant que les forces de l’ordre avaient dû faire face à plusieurs reprises à des émeutiers armés de kalachnikov, les fusils habituellement utilisés par les forces de l’ordre.

L’UDPS accuse le gouvernement

L’opposition a elle aussi parlé à la presse, par la voix de Jean-Marc Kabund-a Kabund, le secrétaire général de l’UDPS, le parti d‘Etienne Thisekedi. Pour le mouvement, qui avait appelé à manifester mardi, le bilan est de 100 morts, de 1000 blessés et de plus de 2500 personnes arrêtées dans tout le pays. L’UDPS affirme tenir pour responsables  » le pouvoir de Joseph Kabila en général », ainsi qu’entre autres, le ministre de l’intérieur Evariste Boshab.

Mardi, les kinois étaient sortis en nombre dans les rues de la capitale à l’appel de plusieurs partis d’opposition, pour marquer la limite constitutionnelle de la convocation des élections présidentielles, 90 jours avant la fin légale du mandat de Joseph Kabila. Mais suite à des affrontements entre jeunes et forces de l’ordre, la manifestation a été annulée par les autorités et dispersée avant même d’avoir commencé.

 

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