Fermer

Gabon : pas de dialogue en vue entre Ali Bongo Ondimba et Jean Ping

Par Jeune Afrique avec AFP

Ali Bongo Ondimba, président du Gabon à Paris le 10 Novembre 2015. © Francois Mori/AP/SIPA

L'équipe de Jean Ping a fermé la porte à la proposition de dialogue d'Ali Bongo Ondimba, lors d'une conférence de presse mercredi à Libreville.

« Comment envisager une telle rencontre, alors que la vérité des urnes n’est pas rétablie ? », a affirmé  le porte-parole de Jean Ping, Jean-Gaspard Ntoutoume, mercredi 21 septembre à Libreville.

« Jean Ping est une personnalité rompue au dialogue et convaincue de sa pertinence », a-t-il tenu à souligner.

Appel au dialogue

La veille au soir, le chef de l »État, dont la réélection est contestée par l’opposition, avait par l’intermédiaire de son porte-parole appelé son rival au dialogue.

Ali Bongo « est prêt à rencontrer tous les candidats de la dernière élection présidentielle, y compris Jean Ping, afin que plus aucun Gabonais ne trouve la mort sous prétexte d’une revendication démocratique dont les mécanismes de résolution sont prévus par la loi et connus de tous », avait assuré mardi soir à la télévision nationale le porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie-By-Nzé, en référence au contentieux électoral en cours d’examen par la Cour constitutionnelle.

Lors de la conférence de presse de mercredi, le porte-parole de Jean Ping a également demandé l’ «ouverture d’une enquête internationale pour faire toute la lumière sur les nombreux morts enregistrés depuis le 31 août », évoquant des « dizaines de Gabonais tués » lors des violences postélectorales et l’assaut du QG de Jean Ping. Le gouvernement évoque de son côté un bilan de quatre morts.

 

Trancher le nœud gordien

Jean Ping a saisi la Cour constitutionnelle le 8 septembre pour demander le recomptage des voix dans la province du Haut-Ogooué. Son adversaire Ali Bongo y a obtenu 95% des voix pour 99% de participation, selon les résultats de la Commission électorale (Cénap).

Ce score lui a permis de l’emporter sur l’ensemble du pays avec environ 5 000 voix d’avance, selon la Cénap. La proclamation des résultats le 31 août par le ministre de l’Intérieur avait déclenché des émeutes meurtrières et des pillages massifs.

La Cour dispose d’un délai de quinze jours, c’est-à-dire jusqu’au vendredi 23 septembre, pour trancher, alors que des rumeurs évoquent un possible report de sa décision.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici