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À l’ONU, le président Béji Caïd Essebsi appelle à soutenir la jeune démocratie tunisienne

Par Jeune Afrique

Le président de la République tunisienne Béji Caïd Essebsi au Parlement suisse, à Bern, le 18 février 2016. © Peter Schneider/AP/SIPA

Intervenant mardi à la tribune de la 71ème Assemblée générale des Nations unies, Béji Caïd Essebsi a exhorté la communauté internationale à poursuivre son soutien à la Tunisie, socialement et économiquement fragilisée.

« Ce débat général, qui coïncide avec le 60ème anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, est l’occasion de réaffirmer l’engagement du pays en matière de paix, de sécurité, de droits de l’homme et de développement », a déclaré le président tunisien lors de la séance d’ouverture le 20 septembre. « Et les réalisations accomplies par la Tunisie au cours du processus démocratique, cinq ans après la révolution, méritent encore le soutien de ses partenaires internationaux », a-t-il ajouté.

Encourager le modèle tunisien

Béji Caïd Essebsi a notamment mis l’accent sur le « modèle tunisien » qui a choisi le « dialogue et les solutions consensuelles » pour rassurer les Tunisiens et relever les différents défis auxquels ils font face. Preuve en sont, l’obtention du prix Nobel de la Paix en 2015 par le quartet du dialogue national, et la mise en place d’un nouveau gouvernement d’union nationale investi de quatre missions principales : la lutte contre le terrorisme, le développement économique, la promotion de l’emploi et la lutte contre la corruption.

La Tunisie a, pour cela, besoin que ces partenaires lui apportent un soutien sans faille, a estimé BCE. Le président de la République en a d’ailleurs profité pour annoncer l’organisation d’une conférence internationale sur l’investissement à Tunis les 29 et 30 novembre prochain, avec la participation de chefs de gouvernements, de représentants d’entreprises et de fonds d’investissements.

« Depuis 2011, la Tunisie a rompu avec l’autoritarisme et rejoint le cortège des pays démocratiques en redonnant la parole aux électeurs et en consacrant la suprématie de la loi », a-t-il souligné. « Ses enfants ont prouvé que la démocratie a une place dans les pays musulmans. Il a aussi démenti le fait que l’islam est contre la démocratie ».

Apaiser les conflits régionaux

Lors de son discours, Béji Caïd Essebsi a également fait remarquer que l’instabilité dans le monde arabe menace la paix et la sécurité internationales, évoquant la nécessité de combattre le terrorisme qui mine la région et d’apaiser les conflits qui l’agitent. Particulièrement préoccupé par la situation en Libye, dont l’instabilité affecte l’économie et la sécurité tunisiennes, le chef de l’État a appelé à une solution politique favorisant la création d’un État palestinien pour un peuple qui « a droit à la liberté et à la dignité. »

Il a également exprimé son inquiétude quant à la guerre en Syrie et au Yémen, et insisté sur la nécessité pour les acteurs régionaux et internationaux de trouver une solution pacifique qui mette un terme à l’effusion de sang et garantisse l’intégrité territoriale de ces deux pays.

Après s’être entretenu avec le secrétaire d’État américain John Kerry, l’émir du Qatar Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, et le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, le président Béji Caïd Essebsi prend part ce mercredi 21 septembre au forum économique afro-américain à New York.

 

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