Fermer

RD Congo : l’Église catholique suspend sa participation au dialogue politique en cours

Des évêques, membres de la Conférence épiscopale nationale de la République démocratique du Congo (Cenco). © Cenco

Dans un communiqué publié mardi, l'Église catholique a annoncé la suspension de sa participation aux pourparlers en cours à Kinshasa. Une décision qui intervient au lendemain des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre qui ont fait au moins 17 morts.

« Dans les conditions actuelles, les conclusions du dialogue politique n’auraient pas satisfait l’ensemble des Congolais », a expliqué à Jeune Afrique l’abbé Donatien Nshole Babula, représentant de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), joint mardi 20 septembre par téléphone.

« Les évêques ont été interpellés par le sang qui a coulé pour le respect de la Constitution. C’est un signe des temps, explique-t-il. Nous devons poursuivre des contacts pour impliquer toutes les parties dans le processus [de dialogue]. »

« Rechercher un consensus plus large »

En attendant, dans un communiqué publié au lendemain des violences meurtrières à Kinshasa, la Cenco estime que, « par respect pour les victimes, il est judicieux de suspendre sa participation au dialogue national pour faire le deuil et rechercher un consensus plus large ».

« La Cenco pleure avec ceux qui pleurent et dénonce et condamne fermement la violence d’où qu’elle vienne », ajoute le communiqué, recommandant qu’une « enquête indépendante » soit menée afin d’établir les responsabilités.

Sur l’accord politique devant sanctionner les travaux du dialogue national, la Cenco voudrait qu’il soit « clairement établi et stipulé que l’actuel président de la République ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle à organiser le plus tôt possible ».

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici