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Burundi : l’ONU met en garde contre le risque de génocide

Par Jeune Afrique avec AFP

La communauté burundaise manifeste devant le bâtiment des Nations unies le 26 avril 2016. © Bebeto Matthews/AP/SIPA

Le gouvernement du Burundi est responsable de graves violations des droits, a conclu mardi une mission d'enquête de l'ONU, mettant en garde contre de possibles crimes contre l'humanité et un grand danger de génocide.

Les experts ont constaté que des violations graves des droits de l’homme ont été et sont toujours commises. Ces dernières sont principalement le fait d’agents de l’État, indiquent les enquêteurs dans un rapport.

« Ces violations graves sont systématiques et constantes et l’impunité est omniprésente », déplorent-ils.

« Étant donné l’histoire du pays, le danger du crime de génocide est grand », relèvent-ils.

Traduire les auteurs présumés en justice

Les enquêteurs indiquent ne pas pouvoir exclure que certaines de ces violations graves constituent des crimes contre l’humanité, et demandent des procédures judiciaires internationales indépendantes pour traduire les auteurs présumés en justice.

« Tandis que le pays est englué dans la crise, et même si le niveau de violence a manifestement diminué », poursuivent-ils, « le niveau global d’oppression et de contrôle de la société a augmenté, s’illustrant notamment par la privation arbitraire de la vie, les disparitions forcées, couplés à des allégations crédibles d’existence de lieux de détention non reconnus, les cas de torture, les autres formes de mauvais traitements et les détentions arbitraires à une échelle massive ».

Menace d’exclusion du Conseil des droits de l’homme

Les enquêteurs jugent en effet que le Conseil des droits de l’homme devrait considérer si le Burundi peut rester ou non membre de cet organisme onusien. Depuis la création du Conseil il y a 10 ans, c’est la première fois qu’une organisation de l’ONU propose d’exclure un des membres du Conseil.

Le rapport de l’ONU, mandaté par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, porte sur les violations et les abus des droits de l’homme commis du 15 avril 2015 au 30 juin 2016.

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