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La Tunisie vote son nouveau code de l’investissement

Par Jeune Afrique - avec AFP

La Tunisie a subi une baisse de 18,7 % des arrivées internationales au premier trimestre. © Matthieu Gafsou/Neutral Grey

Attendue depuis Ben Ali, une nouvelle loi a été votée par le Parlement samedi, qui doit lever certains obstacles administratifs à l’investissement en Tunisie. En amont de la conférence "Tunisia 2020" de novembre prochain, cette réforme entend relancer l’attractivité économique du pays.

Un nouveau code d’investissement censé favoriser le climat des affaires en Tunisie a été voté samedi 17 septembre par le Parlement. Cette mesure a été adoptée dans l’espoir de relancer l’attractivité économique du pays, confrontée à une croissance atone cinq ans et demi après la « révolution du jasmin ».

La nouvelle loi, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2017, prévoit notamment la création d’un Conseil supérieur de l’investissement. Elle vise à lever certaines entraves bureaucratiques, et à permettre une plus grande flexibilité pour le monde des affaires.

« L’investissement doit aussi garantir un emploi décent, un salaire décent et une couverture sociale décente », a déclaré le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Fadhel Abdelkefi, entré en fonction fin août au sein d’un nouveau gouvernement, après que le cabinet sortant eut été jugé en échec, en particulier sur l’économie.

Booster l’investissement

L’adoption de ce nouveau code intervient alors que la Tunisie prévoit d’organiser les 29 et 30 novembre une grande conférence internationale des investisseurs à Tunis, en présence de plus d’un millier d’entreprises.

Baptisée « Tunisia 2020 », cette conférence sera l’occasion d’exprimer la « volonté » de l’État tunisien « de mener des réformes structurelles » et « de favoriser le développement de l’investissement privé », ont notamment affirmé ses organisateurs.

La Tunisie présentera à cette occasion aux participants son plan de développement 2016-2020, dont l’exécutif avait déjà dévoilé les grandes lignes en juin. Ce projet a pour ambition de porter le rythme de croissance annuel moyen du PIB du pays à +4 % annuels, contre +1,5 % par an entre 2011 et 2015.

Le gouvernement tunisien veut mettre sur la table une série de projets structurants en quête d’investisseurs avec pour ambition de relever à 24 % du PIB la part de l’investissement en 2020, contre les 19,4 % atteints en 2014, selon la Banque centrale. Environ 120 milliards de dinars (50 milliards d’euros) d’investissements sont prévus entre 2016 et 2020, contre 80 milliards durant le quinquennat précédent.

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