Fermer

Bénin : après l’explosion qui a fait 16 morts dans une décharge, les premières sanctions tombent

Par Jeune Afrique avec AFP

L'explosion dans une décharge d'enfouissement de produits avariés de Tori Avame, à 40 kilomètres de Cotonou, a fait au moins deux morts et 61 blessés, le 9 septembre 2016. © AFP

Le gouvernement béninois a suspendu trois responsables administratifs de la localité de Tori, à 40 kilomètres de Cotonou, où une explosion à la décharge d'incinération de produits avariés a fait 16 morts et 92 blessés jeudi 8 septembre, selon un nouveau bilan officiel.

Les premières sanctions n’ont pas tardé à tomber. Après cette violente explosion dans la décharge de Tori, le conseil des ministres a décidé de sévir. Lors de la réunion, les membres du gouvernement ont décidé de suspendre le commissaire de Tori, le chef de la brigade de gendarmerie ainsi que le chef du dépôt des douanes.

En parallèle, le ministre de la Justice Joseph Djogbénou a été chargé d’accélérer l’enquête judiciaire entamée et de faire ouvrir des procédures à l’égard de toutes les personnes convaincues de faute. « Le promoteur de la décharge n’a pas obtenu au préalable l’agrément nécessaire pour l’exercice de cette activité », a insisté Pascal Irénée Koupaki, secrétaire d’État à la présidence.

Les décharges, des lieux à haut risque

Il est également indiqué dans le rapport que « la procédure de destruction des produits avariés n’a pas été respectée et [que] l’opération n’a pas été sécurisée à la mesure des risques potentiels ». Selon la police locale, une entreprise était venue déverser de la farine avariée dans une décharge de Tori, à quarante kilomètres de Cotonou, et l’avait aspergée d’essence avant d’y mettre le feu.

La population s’est jetée sur des zones de la décharge qui ne brûlaient pas pour s’approvisionner en farine quand une explosion s’est produite. Les décharges d’Afrique de l’Ouest sont rarement contrôlées et des matériaux toxiques s’y trouvent, notamment des équipements électroniques et chimiques jetés au milieux des ordures ménagères. De nombreux Africains, poussés par la pauvreté, viennent y chercher des produits à revendre ou à utiliser.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici