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Reportage : à l’ouverture de Sultani Makutano, le forum d’entrepreneurs congolais et africains

Par - envoyé spécial à Kinshasa

Les derniers préparatifs à la veille d'ouverture de la 2e édition de Sultani Makutano, le 15 septembre 2016 à Kinshasa. © Gwenn Dubourthoumieu pour Jeune Afrique.

Des entrepreneurs congolais et africains se sont donnés rendez-vous vendredi et samedi à Kinshasa où se tient la 2e édition de Sultani Makutano, un forum pour parler business et tenter de créer une synergie.

Dans la capitale congolaise, plusieurs panneaux renseignent sur l’événement. À côté du dialogue politique en cours à la Cité de l’Union africaine, une autre rencontre s’ouvre en effet à Kinshasa du 16 au 17 septembre. Mais cette fois-ci, ce n’est pas le « glissement » du calendrier électoral qui est à l’ordre du jour.

« Le Sultani Makutano se veut une porte d’entrée en RD Congo pour venir tâter le terrain des affaires dans ce pays », explique Nicole Sulu, gérante de l’hôtel Sultani et initiatrice du projet, « satisfaite » de l’engouement autour de la deuxième édition de cette rencontre d’entrepreneurs congolais, ouverte désormais aux Africains.

À l’en croire, 290 participants ont été enregistrés alors que les organisateurs avaient initialement prévu 250 places. « Et il y a encore d’autres personnes sur la liste d’attente », confie Nicole Sulu, souvent interrompue par les coups de fil qu’elle reçoit dans son bureau. L’heure est en effet aux « derniers filages », glisse-t-elle. Mais tous les intervenants aux cinq ateliers programmés sont déjà arrivés à Kinshasa.

Il s’agit entre autres de Luc Gérard, entrepreneur d’origine congolaise et co-fondateur de Tribeca Asset Management, une société d’investissement d’Amérique latine. Liliane Kissimba, co-fondatrice de Mahali Business Platform, forum de mises en lien entre entrepreneurs et investisseurs, Stéphane Ugeux, le fondateur de la solution de paiement Ewala, Acha Leke, le très en vue associé chez McKinsey, et Sandrine Mubenga, ingénieure d’origine congolaise et fondatrice de Smin Power Group, une entreprise spécialisée dans le domaine solaire et des énergies renouvelables.

Place aux actes concrets !

« Le Sultani Makutano, c’est un forum d’actions qui veut servir de cadre pour échanger une information, amorcer une connexion, partager », insiste par ailleurs Nicole Sulu. « Je ne veux pas d’un forum de mots, de promesses, de grands discours pour sauver l’Afrique. Pas de place non plus aux constats sans fin et à une énumération de ce qui ne va pas en RD Congo ou en Afrique. Nous le savons tous déjà », prévient-elle.

« Aujourd’hui, il nous faut des actes concrets, si petits soient-ils », ajoute l’entrepreneure de 42 ans, tisseuse de réseaux, convaincue que « si les entrepreneurs africains s’interconnectent, l’Afrique va sans doute s’en sortir ».

Makutano, « tremplin » pour les startups

Le Sultani Makutano se donne aussi la vocation de servir de « tremplin » pour les jeunes entrepreneurs. Quatre start-up locales ont ainsi été sélectionnées pour pouvoir « tenter de se vendre » auprès du parterre d’entrepreneurs présents.

Le Sultani Makutano se terminera samedi sur le fleuve Congo. « Un dernier rendez-vous sur le bateau pour donner encore plus de temps aux participants de ‘networker’, d’échanger pendant 4 heures ». Une première en RD Congo.

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