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Droits de l’Homme : l’ONU déplore le manque de coopération croissant des États

Par Jeune Afrique avec AFP

Le diplomate Zeid Ra'ad Al Hussein, le 13 juin 2016 à Genève. © Salvatore Di Nolfi/AP/SIPA

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Zeid Ra'ad Al Hussein a déploré mardi qu'un nombre croissant de pays refuse de coopérer avec ses experts et observateurs internationaux, blâmant, entre autres, plusieurs pays africains.

« Après deux ans comme Haut-Commissaire, il est important pour moi de partager notre préoccupation face à une tendance émergente : le refus d’un nombre croissant d’États membres d’accorder l’accès » sur leur territoire au personnel du Haut-Commissariat, a déclaré Zeid Ra’ad Al Hussein mardi, à l’ouverture de la 33ème session du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU.

« Les États peuvent fermer nos bureaux, mais ils ne peuvent pas nous faire taire, ils ne peuvent pas nous aveugler », a-t-il ajouté devant les 47 États membres du Conseil des droits de l’Homme à Genève.

Refus d’accès total ou partiel

« Ce refus d’accès est particulièrement choquant à la lumière de nos vives préoccupations concernant les allégations de répression des voix de l’opposition et des groupes de la société civile, d’arrestations arbitraires, d’usage excessif de la force contre les manifestations politiques (…), alors que la faim se répand de plus en plus et que la situation sanitaire se détériore fortement », a asséné le Haut-Commissaire.

Ce dernier a principalement cité le Venezuela, la Turquie et la Syrie, mais certains pays africains ont aussi été pointés du doigt.

L’Érythrée refuse ainsi actuellement de coopérer avec les experts du Haut-Commissaire ayant un mandat pour ce pays, selon le Haut-Commissaire. En Éthiopie, où les arrestations à caractère politique sont courantes, Zeid Ra’ad Al Hussein et ses experts se sont vu refuser l’accès aux régions d’Oromia et d’Amhara.

Le Haut-Commissaire continue de demander par ailleurs l’accès au Mozambique, après réception d’indications sur des fosses communes et des exécutions sommaires, et en Gambie.

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