Côte d’Ivoire : l’opposition se dit satisfaite du dialogue avec le pouvoir mais campe sur ses positions

Par Jeune Afrique avec AFP

Le leader de l'opposition ivoirienne, Pascal Affi Nguessan, le 22 février 2014, à Abidjan. © ISSOUF SANOGO/AFP

L'opposition ivoirienne s'est montrée satisfaite jeudi de "la reprise du dialogue" avec le pouvoir à l'issue d'une réunion du Cadre permanent du dialogue (CPD), tout en réaffirmant ses positions sur "les prisonniers politiques", ou la nouvelle Constitution voulue par le président Alassane Ouattara.

« Le dialogue a repris », a dit le leader de l’opposition, Pascal Affi Nguessan, justifiant son retour au sein du CPD par « des gestes » du pouvoir, dont le dégel des avoirs de 10 cadres de son parti, le Front Populaire Ivoirien (FPI), fondé par l’ancien président Laurent Gbagbo, ainsi que la libération de « 9 prisonniers politiques ».

L’opposition avait suspendu sa participation aux discussions en février.

M. Affi Nguessan, qui a déclaré à l’AFP que l’opposition maintenait sa ligne de conduite, a annoncé qu’une soixantaine d’autres prisonniers, qui n’ont pas encore été jugés, devraient retrouver la liberté d’ici à la fin de l’année et que des réunions auraient lieu prochainement pour finaliser la liste des personnes libérées. Il a confiance quant à l’adoption prochaine d’une loi d’amnistie pour les prisonniers déjà jugés. Il reste toutefois de nombreux points d’achoppement, a-t-il rappelé.

Législatives

« L’opposition a marqué sa vive préoccupation » quant aux prochaines élections législatives, alors que la date du scrutin, le découpage et le nombre des circonscriptions ne sont pas encore connus. « Le mandat des députés prend fin en novembre ou début décembre ». Le pouvoir a promis un scrutin en fin d’année.

M. Affi Nguessan a aussi réitéré la « grande frustration » de l’opposition au sujet de son accès aux médias publics, estimant que le « comportement de ces médias est pire qu’à l’époque du parti unique ».

L’opposition « n’a pas commenté le fond de la nouvelle Constitution » voulue par le président Ouattara dont on connaît les grandes lignes  : création d’une vice-présidence et d’un Sénat, mais elle a exigé la « création d’une Commission constitutionnelle » où seraient débattues toutes les propositions.

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