Le fonds britannique DPI entre au capital d’Atlantic Business International

Par - à Abidjan

Agence de Banque Atlantique à Abidjan, en Côte d'Ivoire, en septembre 2010. © Nabil Zorkot pour Jeune Afrique

Development Partners International va investir 100 millions de dollars dans Atlantic Business International, holding commun entre le marocain Banque populaire et l’ivoirien Atlantic Financial Group (AFG).

Comme l’a annoncé Jeune Afrique en juin dernier, le groupe bancaire marocain Banque populaire (BCP) est sur le point de finaliser ses négociations avec le fonds britannique Development Partners International (DPI) pour la cession d’une partie de ses actions dans Atlantic Business International (ABI), le holding commun avec l’ivoirien Atlantic Financial Group (AFG).

Atlantic Business International est implanté dans une demi-douzaine de pays africains (Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo).

Transaction

Le montant de la transaction est de 100 millions de dollars, a révélé le quotidien marocain Le Matin, qui cite Mohamed Benchaaboun, président du groupe Banque populaire. Cette information a été confirmée à Jeune Afrique par plusieurs sources proches du dossier.

La transaction portera sur une cession de 18 % à 20% des parts de Banque centrale populaire dans ABI, dont le groupe marocain détient aujourd’hui 75 %, contre 20 % pour les ivoiriens de AFG et 2,5 % pour le fonds ouest-africain Cauris et 2,5 % pour le peu connu fonds Equator. Selon les informations de Jeune Afrique, les fonds Equador et Cauris devraient céder leur part au profit du groupe Banque populaire, avant la fin de l’année.

DPI, fondé en 2007, compte 1,1 milliard de dollars d’actifs sous gestion. En mars 2015, le capital-investisseur britannique a annoncé avoir levé 725 millions de dollars pour son deuxième fonds, African Development Partners II, soit nettement plus que les 500 millions initialement attendus.

BCP restera actionnaire majoritaire

La diligence raisonnable (due diligence) est terminée et la finalisation de l’opération est prévue pour la fin du mois de septembre.

« BCP a été contraint de monter cette opération pour poursuivre sa stratégie en Afrique subsaharienne. La Banque centrale marocaine, dans le contexte morose de l’économie marocaine, a donné de nouvelles directives aux banques du royaume chérifien de trouver d’autres sources de financement pour leur ‘aventure’ sur le continent. BCP sera toujours majoritaire avec environ 60 % après le retrait de Equator et Cauris », explique une source proche du dossier.