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Algérie : le raï bientôt au patrimoine mondial de l’Unesco ?

Par Jeune Afrique avec AFP

Le chanteur Cheb Mami. © AFP/Archives

La candidature a été déposée dès le mois de novembre a fait savoir, lundi, le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques algérien.

Ils sont les visages du raï et la vitrine culturelle de ce genre musical né en Algérie. Khaled, Cheb Mami, Rachid Taha… ces chanteurs devenus mondialement célèbres auront peut-être l’honneur de voir leurs œuvres intégrer le patrimoine mondial de l’Unesco, puisque le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques algérien (CNRPAH) a annoncé lundi avoir déposé une candidature auprès de l’organisme onusien en mars dernier.

Dans la droite ligne des polyphonies corses et du tango

Le raï ne serait pas le premier genre musical à intégrer ce gotha mondial, puisque le tango argentin et les polyphonies corses ont déjà été honorées en ce sens. Pour en faire partie, il faut que le raï soit considéré comme une tradition en danger de disparition.

Ce ne serait pas le premier élément culturel algérien à l’Unesco, puisque Slimane Hachi, le directeur du CNRPAH, explique sur le Huffington Post que six autres ont déjà été classés comme tels : il s’agit du costume nuptial féminin de Tlemcen, du pèlerinage du Rakb de Sidi Cheikh, l’Imzad ou la fête de la Sbeiba à Djanet. À noter que le responsable algérien a aussi déposé une candidature pour « la distillation des roses et des fleurs » et le métier de « mesureur d’eau. »

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