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Les États-Unis imposent des sanctions financières aux deux fils de Joseph Kony

Par Jeune Afrique

Joseph Kony reste introuvable. © STR/AP/SIPA

Washington a annoncé mercredi 24 août avoir pris des sanctions économiques à l'encontre des deux fils de Joseph Kony, le leader de la guérilla ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Le département du trésor américain a annoncé avoir gelé les avoirs détenus dans le pays par Salim et Ali Kony, les deux fils de Joseph Kony, l’Africain le plus recherché du continent. L’agence américaine explique dans un communiqué qu’elle demeure « engagée à prendre des mesures agressives pour affaiblir les capacités d’action de la LRA et de ses affiliés ».

Une mesure également destinée à « cibler les finances de la LRA et de ses leaders tout en combattant leur participation dans le trafic d’ivoire », un commerce illégal qui participe largement à l’enrichissement de la rébellion.

Qui sont Ali et Salim Kony ? 

Les deux fils du leader de la sanglante rébellion ougandaise sont accusés par les États-Unis de faire partie du commandement de la LRA depuis 2010. Selon Washington, Ali Kony est considéré comme l’un des potentiels successeurs de son père et serait très impliqué dans la planification des opérations de la rébellion.

Quant à Salim Kony, il est également accusé d’avoir planifié des attaques pour le compte de la LRA et d’avoir pris en charge le commandement d’opérations sur le terrain. Salim Kony est également soupçonné par les États-Unis d’avoir tué deux membres de la rébellion ayant tenté de faire défection.

Au moins 60 000 enlèvements d’enfants 

Depuis la fin des années 1980, la guérilla ougandaise serait responsable selon l’ONU de la mort de plus de 100 000 personnes et de l’enlèvement de plus de 60 000 enfants.

Après avoir opéré au nord de l’Ouganda, au Soudan du Sud, en RDC, elle est désormais installée dans le sud-est de la Centrafrique (RCA) où elle est traquée par l’armée ougandaise et une centaine de membres des forces spéciales américaines. À sa tête, Joseph Kony, toujours insaisissable, a subi de nombreux revers ces derniers mois après les défections et arrestations de certains de ses lieutenants.

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