Soudan du Sud : première visite officielle du nouveau vice-président à Khartoum

Par Jeune Afrique avec AFP

Le vice-président sud-soudanais, Taban Deng Gai, face à la presse à Djouba, en juillet 2016. © Jason Patinkin/AP/SIPA

Le nouveau vice-président sud-soudanais, Taban Deng Gai, qui a remplacé l'ex-rebelle Riek Machar, en fuite en RD Congo, a effectué sa première visite officielle dimanche à Khartoum pour discuter de plusieurs sujets bilatéraux en suspens depuis la scission entre les deux pays.

« De nombreux sujets bilatéraux et régionaux seront examinés » durant cette visite, a précisé le ministre d’État soudanais aux Affaires étrangères, Kamal Ismaïl, qui accueillait dimanche 21 août à l’aéroport de Khartoum le vice-président sud-soudanais Taban Deng, accompagné de ses ministres de la Défense et de l’Énergie ainsi que de responsables des services de renseignements.

Il s’agit de la première visite officielle chez son voisin du Nord de Taban Deng, nommé le 25 juillet en remplacement de Riek Machar qui a fui en République démocratique du Congo après des affrontements meurtriers entre ses partisans et ceux du président Salva Kiir, début juillet à Djouba.

Khartoum a officiellement reconnu Taban Deng comme le nouveau vice-président sud-soudanais, contrairement à l’organisation est-africaine sur le développement Igad, qui regroupe huit pays dont le Soudan.

Contentieux

Les deux pays ont toujours d’importants contentieux en suspens, notamment sur le statut de la région frontalière d’Abyei et sur les redevances que devrait payer Djouba pour l’utilisation d’un pipeline traversant le Soudan afin d’exporter son pétrole.

En juin, des ministres soudanais et sud-soudanais s’étaient déjà rencontrés à Khartoum pour tenter de trouver des solutions à ces différends avant que Djouba ne replonge dans des violences opposant une nouvelle fois les camps rivaux.

Cette guerre civile, marquée par des atrocités attribuables aux deux camps, a fait depuis 2013 des dizaines de milliers de morts et quelque 2,5 millions de déplacés. Un accord de paix avait été signé en août 2015, sans que les combats ne cessent vraiment.

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