Photographie : « When I grow up », l’expo sur les rêves d’avenir des enfants victimes de crises

Lorsqu'il sera grand, Chaibou voudrait être pilote. © Vincent Tremeau

À l'occasion de la journée internationale de l'humanitaire ce vendredi, une exposition à New York s'intitulant "When I grow up" propose les portraits d'enfants confrontés à des situations de crise particulièrement difficiles, qui mettent en scène leurs rêves et leurs espoirs pour l'avenir.

Président, pilote ou encore joueur de football… L’exposition, organisée par l’Office pour la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), met en scène des enfants âgés de 6 à 18 ans et qui se sont eux-mêmes mis en scène de sorte à représenter ce qu’ils souhaitent faire lorsqu’il seront plus âgés.

Les clichés ont été pris par les photographes Vincent Tremeau et Meredith Hutchison entre 2014 et 2016. Le premier a réalisé son travail en Centrafrique, RDC, Guinée, au Mali, au Niger et en Sierra Leone alors que la seconde s’est concentrée sur les réfugiés syriens en Jordanie.

L’exposition se tient dans le quartier culturel de Dumbo à New York, à deux pas du célèbre pont de Brooklyn, dans le Brooklyn Bridge Park (du 16 août au 21 octobre) mais aussi dans le Hall du siège des Nations unies (du 7 août au 14 octobre).

Et pour ceux qui ne seront pas à New York, voici, les coups de cœur africains de la rédaction :

David, président, Mali

© Vincent Tremeau

« Je veux être le président du Mali parce que c’est un bon travail et on gagne aussi beaucoup d’argent. Je travaillerais bien pour mon pays « .

Aicha, avocate, Niger

© Vincent Tremeau

« Je viens de Damassak au Nigeria. Je voudrais devenir avocat pour défendre les droits des gens. Je suis née avec un handicap , mais je tends à oublier mon handicap parce que je veux atteindre mon but dans la vie. Je suis réfugiée au Niger depuis huit mois maintenant. Je suis heureuse ici. » Depuis le début du conflit en 2009, plus de 20 000 personnes ont été tuées et plus de 2 000 femmes et filles ont été enlevées, 2,6 millions de personnes ont fui leurs foyers , dont 154 000 cherchent refuge dans les pays voisins du Cameroun, du Tchad et du Niger.

Mahamat, joueur de football ou musicien, République centrafricaine

© Vincent Tremeau

« Un jour, je serai un musicien ou un joueur de football à Barcelone ». Comme Mahamat, près d’un million de personnes sont toujours déplacées à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

Patrick, soldat, République démocratique du Congo

© Vincent Tremeau

« Je veux être un soldat pour défendre la population. Je me suis enfui de mon village 12 fois déjà. Chaque fois que nous fuyons, nous devons aller dormir dans la brousse et dans des endroits dangereux où personne ne nous protège. Mais je n’aime pas vraiment la guerre. »

Chaibou, pilote, République centrafricaine

Lorsqu'il sera grand, Chaibou voudrait être pilote. © Vincent Tremeau

« Un jour, je veux être un pilote. » Beaucoup d’endroits touchés par la crise en République centrafricaine sont inaccessibles par la route. L’aide humanitaire est souvent livrée par des avions. La piste d’atterrissage est généralement un chemin de terre simple, où des centaines de personnes se rassemblent pour regarder les avions atterrir.

Michael, 14 ans, docteur, Sierra Leone

© Vincent Tremeau

« Un jour, je serai un médecin pour aider les gens comme ils m’ont aidé quand j’étais malade. 26 personnes sont mortes dans ma famille à cause du virus Ebola, y compris mon père, ma mère, mes frères, mes sœurs, mon grand-père, ma grand-mère, mon oncle, mes neveux, ma nièce. Maintenant je reste avec ma tante ».

 

 

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