Sénégal : la Banque mondiale accorde 70 millions de dollars à la Sénélec

La centrale de Cap des Biches au Sénégal. © ContourGlobal

La Société nationale d'électricité sénégalaise (Sénélec) sera bénéficiaire d’un appui financier complémentaire de 70 millions de dollars de la Banque mondiale (40 milliards de F CFA), destinés au renforcement du secteur électricité du pays, a indiqué l'institution financière internationale mardi.

Selon une note d’information de l’institution de Bretton Woods publiée mardi 2 août, le principe a été approuvé le 28 juillet dernier à Washington. Le prêt entre dans le cadre du Projet d’appui au secteur de l’électricité au Sénégal (PASE). Ce dernier a officiellement démarré le 26 juillet 2012, via un premier financement de 85 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), une filiale du groupe de la Banque mondiale.

Destiné à réduire les pertes techniques et commerciales de la Sénélec et à améliorer la fiabilité des services d’électricité, le PASE, mis en œuvre par la compagnie nationale d’électricité sous la tutelle du ministère sénégalais de l’Énergie, du développement et des énergies renouvelables, totalise un budget de 256,5 millions de dollars, sur une période de 9 ans.

Si le gouvernement du Sénégal y contribue à hauteur de 12,5 millions de dollars, la Banque européenne d’investissement (BEI) apporte 94 millions de dollars, et la Banque mondiale 155 millions de dollars, selon des chiffres indiqués à Jeune Afrique par le bureau de la Banque mondiale à Dakar. La seconde tranche de 70 millions dollars, annoncée mardi, boucle donc la participation de la Banque mondiale à ce programme.

Modernisation du réseau

Dans le détail, le programme est structuré autour de quatre composantes. Figurent notamment la mise à niveau et la modernisation du réseau de transport et de distribution dans la région du Grand-Dakar (155,7 millions de dollars), ou encore l’amélioration de la performance commerciale de la Sénélec. Sur ce sujet, le programme entend aider à la réduction du coût de la facturation et à l’augmentation du recouvrement des factures.

Confronté à un sévère déficit de production électrique, le Sénégal s’est résolument tourné vers une politique de relance du secteur. Deux centrales d’une capacité cumulée de 123 MW (Tobène et Cap-des-Biches), ont été mises en service cette année.

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