Sécheresse en Afrique australe : l’aide aux populations se chiffre à un milliard de dollars

Par Jeune Afrique avec AFP

Des femmes font la queue pour la distribution de nourriture du Programme Alimentaire Mondial à Katse, au Lesotho, le 14 juillet 2016. © John Wessels / AFP

Alors que la pire sécheresse depuis 35 ans s'abat sur l'Afrique australe, des agences humanitaires ont demandé jeudi plus d'un milliard de dollars pour aider les millions de personnes rendues vulnérables.

Environ 12,3 millions de personnes sont menacées car leurs ressources alimentaires sont épuisées et leur accès à l’eau potable limité. La production agricole de la région, frappée par le phénomène climatique El Niño, est bouleversée par les dérèglements de la pluviométrie.

L’Angola, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, le Swaziland, le Zimbabwe et Madagascar sont actuellement les pays les plus affectés, avec par endroit des alertes de sécheresse, du bétail décédé, des points d’eau asséchés et des récoltes dévastées.

« Nous demandons 1,2 milliard de dollars (un milliard d’euros) pour fournir une aide essentielle entre aujourd’hui et avril 2017 à 12,3 millions de personnes dans les sept pays les plus touchés » de la région, a indiqué jeudi 28 juillet le Comité régional des agences humanitaires de l’Afrique australe.

Prix des aliments de base en hausse 

À elle seule, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a déjà demandé jeudi une aide d’urgence agricole de 109 millions de dollars pour dix pays d’Afrique australe menacés par cette sécheresse.

Taux d'humidité des sols en %, au 31 janvier 2016.

Taux d'humidité des sols en %, au 31 janvier 2016. © Jeune Afrique

Deux saisons consécutives de sécheresse, avec cette année la pire depuis 35 ans, ont particulièrement affecté les populations des zones rurales, alors que les prix du maïs et d’autres aliments de base ont augmenté, souligne l’organisme.

« Sauver des vies et prévenir d’autres crises »

« Les sécheresses, comme celle causée cette année par El Niño, sont devenues plus fréquentes et plus intenses », a noté le chef du bureau de l’ONU pour coordination de l’aide humanitaire (Ocha) en Afrique Australe, Timo Pakkala. « Il est maintenant temps d’agir… non seulement pour sauver des vies mais pour prévenir d’autres crises de cette amplitude », a-t-il ajouté.

Plus tôt en juillet, trois agences de l’ONU avaient estimé que 40 millions de personnes allaient souffrir du malnutrition dans le sud et l’est de l’Afrique en raison du phénomène El Niño.

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