Politique

Viols au Soudan du Sud : des Casques bleus accusés d’avoir laissé faire

À Djouba, plus de 30 000 civils ont trouvé refuge dans un camp de l'ONU, le 25 juillet 2016. © Jason Patinkin/AP/SIPA

Les Nations unies ont recensé au moins 120 cas de viols depuis la reprise des violences et enquêtent sur des accusations selon lesquelles des Casques bleus n'ont rien fait pour les empêcher.

« Nous prenons très au sérieux les allégations selon lesquelles des Casques bleus n’ont pas aidé des personnes en danger », a indiqué le porte-parole adjoint de l’ONU Farhan Haq. « Il y aura de graves conséquences s’ils ont failli à leur mission », a-t-il ajouté.

Selon des informations de presse, des Casques bleus népalais et chinois ont été témoins d’une attaque contre une femme par des soldats sud-soudanais près d’une base de l’ONU mais ne sont pas intervenus malgré les appels à l’aide de la victime. Le commandement de la Mission de l’ONU au Soudan du Sud (Minuss) a ouvert une enquête, a indiqué le porte-parole.

Des victimes mineurs

Il a cité des informations sur des violences sexuelles exercées par des soldats sud-soudanais en uniforme, dont des viols en réunion, contre des civils près d’une base de l’ONU à Juba et dans d’autres secteurs de la capitale. « Certaines des victimes étaient mineures », a-t-il précisé.

Juba a été lé théâtre d’affrontements très violents qui ont commencé le 8 juillet entre l’armée gouvernementale et des forces loyales au dirigeant rebelle Riek Machar. Ces combats ont fait environ 300 morts et forcé des milliers de civils à se réfugier dans des bases de l’ONU. Depuis lors, la Minuss, qui compte 13 500 hommes dans tout le pays, a intensifié ses patrouilles autour des bases et dans la capitale. Les Casques bleus accompagnent aussi les femmes qui sortent des bases pour chercher du bois et du ravitaillement.

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