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Centrafrique : l’ONU renouvelle et adapte le mandat de la Minusca

Par Jeune Afrique avec AFP

Des Casques bleus de la Minusca en patrouille dans Bangui, le 12 février 2016. © Jerome Delay/AP/SIPA

Le Conseil de sécurité a prolongé mardi le mandat des Casques bleus en l'adaptant pour notamment tenir compte de la fin prochaine de l'opération militaire française Sangaris.

Aux termes d’une résolution proposée mardi 26 juillet par la France et adoptée à l’unanimité, le mandat de la Minusca, le nom de la mission de l’ONU en République centrafricaine, est prolongé jusqu’au 15 novembre 2017 avec le même niveau d’effectifs soit près de 13 000 soldats et policiers. Le Conseil se réserve néanmoins la possibilité de réviser ce chiffre à tout moment. Il souligne que « la situation de sécurité s’est améliorée mais reste fragile en raison de la présence de groupes armés ». Avec la réduction des forces françaises Sangaris à 350 hommes – contre 2 500 au plus fort de la crise – la Minusca se retrouve en première ligne pour assurer la sécurité en attendant que l’armée centrafricaine redevienne efficace, une perspective encore lointaine.

« Établir sa crédibilité »

Jusqu’à la fin de l’opération Sangaris prévue en octobre, les 350 soldats français continueront de constituer une réserve tactique, autorisée à prêter main forte à la Minusca en cas de besoin. « La transition réussie, il faut maintenant réussir la stabilisation », a déclaré l’ambassadeur français François Delattre. « La tâche est lourde mais la Minusca (…) a les moyens de la relever ». La mission « devra établir sa crédibilité à l’égard des groupes armés », a-t-il expliqué. La résolution détaille en 16 pages les priorités des Casques bleus maintenant que la transition politique est arrivée à son terme avec l’élection en février du nouveau président Faustine-Archange Touadéra.

La priorité numéro un reste la protection des civils. La Minusca est invitée pour cela à adopter « une posture souple et mobile » et à « patrouiller de manière active ». La mission devra également s’atteler à la promotion et à la protection des droits de l’homme et « aider à la mise en place de conditions de sûretés favorables à l’acheminement de l’aide humanitaire ».