RD Congo : Koffi Olomidé interpellé à Kinshasa

Par Jeune Afrique avec AFP

Une vidéo montre l'agression présumée par le chanteur Koffi Olomidé d'une danseuse du groupe Quartier Latin, le 22 juillet 2016 à Nairobi. © Capture d'écran/YouTube eDaily Kenya

Le célèbre chanteur congolais a été interpellé à Kinshasa mardi matin, a-t-on appris de source policière et judiciaire. Les motifs de son interpellation n'ont pas été confirmés.

« Koffi Olomidé a été interpellé tôt ce matin en exécution d’un mandat du procureur qui voudrait l’interroger », a déclaré le général Célestin Kanyama, chef de la police de la capitale, cité par l’AFP mardi 26 juillet.

« L’interpellation est intervenue ce matin », a confirmé à l’AFP un haut magistrat du parquet. Le leader de Quartier Latin « doit être entendu par un magistrat », a-t-il ajouté, affirmant que « le motif de l’interpellation sera communiqué à l’intéressé » sans vouloir dire s’il s’agissait du coup de pied que Koffi Olomidé a donné à l’une des danseuses de son groupe à son arrivée à l’aéroport de Nairobi vendredi après-midi.

Plainte déposée

Le député congolais Zacharie Bababaswe a déposé plainte contre l’artiste de 59 ans. « J’ai saisi les autorités puisqu’il est inadmissible qu’après cet acte de barbarie sur une femme, Koffi Olomide soit reçu à son retour à Kinshasa comme VIP par la DGM (Direction générale des migrations) alors que l’affaire a provoqué un tel tollé à travers le monde », a déclaré à l’AFP cet élu de la majorité présidentielle.

« Il s’agit de réhabiliter cette pauvre danseuse face à Koffi qui a des contacts dans l’appareil judiciaire et auprès des dirigeants dans le gouvernement congolais », s’est-il emporté.

Concert en Zambie annulé

Largement relayée sur les réseaux sociaux, la vidéo de l’agression a fait le tour des réseaux sociaux, provoquant la colère des fans du célèbre chanteur congolais. Quelques heures plus tard, Koffi Olomidé a été arrêté devant les caméras à l’extérieur des locaux d’une chaîne de télévision où il venait de donner une interview.

Après une nuit en garde à vue au poste de police de l’aéroport de la capitale kenyane, ce dernier a été expulsé samedi vers la RDC. Dans la foulée, les autorités zambiennes ont annulé un concert du chanteur la semaine prochaine à Lusaka. 

En août 2012, le « Rambo » de la musique congolaise avait été condamné à Kinshasa à trois mois de prison avec sursis pour « coups et blessures volontaires » contre son producteur.