France : la justice bangladaise abandonne les poursuites contre Moussa Ibn Yacoub

Le jeune humanitaire français Moussa Ibn Yacoub. © Capture d'écran/Facebook/Moussa Ibn Yacoub.

Après sept mois d'attente au Bangladesh, l'humanitaire français de l'ONG musulmane Baraka City est enfin libre.

« Bonne nouvelle mon fils vient d’être libéré ohhhhhhhh ». C’est par un tweet, dimanche 24 juillet, que la mère de Moussa a annoncé la nouvelle de la fin des poursuites contre son fils au Bengladesh.

Une nouvelle confirmée quelques heures plus tard par la mairie de Montreuil, commune où le jeune homme et ses proches. « En abandonnant les charges retenues contre lui, les autorités bangladaises ont reconnu son innocence. Moussa est désormais libre de retourner auprès de sa famille, de ses proches, de ses amis et de reprendre le cours de sa vie », a déclaré le maire de la commune, Patrick Bessac, dans un communiqué.

Soulagement

Moussa Ibn Yacoub, en mission pour venir en aide à la communauté persécutée des Rohingyas, était accusé d’usurpation d’identité depuis décembre 2015 par les autorités du Bangladesh, en raison de la différence entre son nom musulman et celui qui figure sur ses papiers d’identité, Puemo Maxime Tchantchuing. Le jeune français sera d’abord emprisonné 70 jours avant d’être placé en liberté conditionnelle avec interdiction de quitter le territoire. L’abandon des poursuites à son encontre intervient après de nombreux reports d’audience, inquiétant ses proches et ses nombreux soutiens en France. Après l’annonce de sa libération, les réactions de soulagement se sont succédé sur Twitter.

Quand à Moussa Ibn Yacoub, il a exprimé sa satisfaction sur Facebook. « Je ne saurais vous décrire l’émotion qui me gagne au moment où j’écris ces quelques lignes. En vérité, on comprend mieux la valeur d’une chose qu’après l’avoir perdue. Et elle devient encore plus grande le jour où on la retrouve. C’est ainsi j’ai appris le sens du mot liberté, et à quelle point il est fondamental.», a-t-il déclaré.

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