Tchad : Saleh Kebzabo et Gali Ngothé Gatta convoqués par la justice dans l’affaire des militaires disparus

Des soldats tchadiens (à gauche) à bord d'un véhicule, parlent à des soldats camerounais, postés à la frontière avec le Nigeria, près de la ville de Fotokol, dans l'extrême-nord du Cameroun, le 19 février 2016. © Edwin Kindzeka Moki/AP/SIPA

Saleh Kebzabo et Gali Ngothé Gatta, candidats malheureux à l'élection présidentielle tchadienne du 10 avril, ont été convoqués par le procureur de N'Djamena dans l'affaire des militaires disparus.

Au lendemain de la réélection d’Idriss Déby Itno, Saleh Kebzabo avait affirmé que quelque 60 soldats avaient été jetés en prison ou retrouvés morts pour ne pas avoir voté en faveur du chef de l’État, réélu pour un cinquième mandat le 21 avril.

« On est toujours sans nouvelles d’une vingtaine d’autres », affirmait-il à Jeune Afrique la semaine dernière, reconnaissant toutefois ne « pas être en mesure de communiquer un bilan précis ». Dans la foulée de ces accusations démenties par le gouvernement, le parquet de N’Djamena avait ouvert une enquête fin avril.

Saleh Kebzabo fait valoir son immunité parlementaire 

Les députés Saleh Kebzabo et Gali Ngothé Gatta ont donc été convoqués par le procureur de la République « comme simples témoins », précise le parquet. « Ils avaient affirmé que des militaires avaient disparu, nous souhaitons donc les entendre pour en savoir plus », explique le procureur de la République de N’Djamena, contacté par Jeune Afrique.

Mais Saleh Kebzabo, convoqué mercredi 20 juillet, ne s’est pas présenté. Trois avocats du président de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), arrivé deuxième lors de la présidentielle, ont été reçus à sa place par le procureur. « Je bénéficie d’une immunité parlementaire en raison de mon mandat de député », souligne l’opposant. Avant de poursuivre : « Le procureur serait bien avisé de convoquer les personnes du pouvoir au courant de ce qu’il s’est passé ».

Gali Ngothé Gatta également absent 

Gali Ngothé Gatta était lui aussi absent lors de sa convocation. En déplacement, le député de l’Union des forces démocratiques-Parti républicain (UFD-PR), devrait être appelé à une nouvelle date.

Reste à savoir si Gali Ngothé Gatta, qui a comme Saleh Kebzabo rejeté les résultats de l’élection présidentielle, fera lui aussi valoir son immunité parlementaire.

Déjà 200 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici