Côte d’Ivoire : pour la reprise de son procès, Simone Gbagbo face à un témoignage à charge

L'ancienne première dame de Côte d'Ivoire, Simone Gbagbo, au second jour de son procès devant la Cour d'appel d'Abidjan, le 1er juin 2016. © AFP/ISSOUF SANOGO

Après plus de deux semaines de suspension d'audiences en raison du malaise de Simone Gabgbo, le procès de l'ancienne première dame ivoirienne a repris devant les assises d'Abidjan mardi 19 juillet.

Avec à la barre un témoignage à charge, délivré par l’ancien milicien pro-Gbgabo Moïse Metch. Fin juin, ce dernier avait déjà accusé Simone Gabgbo d’avoir financé son mouvement avant que le malaise et l’hospitalisation de l’ancienne première dame vendredi 1er juillet ne conduise à une interruption de son procès.

« Ce témoin n’est pas crédible »

Des accusations réitérées mardi lors de la reprise des audiences. « Nous étions financés par Simone Gbagbo », a lâché Moïse Metch, dont le contre-interrogatoire a lieu ce mercredi par la défense.

« Ce témoin n’est pas crédible : comment peut-il affirmer avoir reçu de l’argent de Simone Gbagbo tout en indiquant ne l’avoir jamais rencontrée et n’avoir jamais reçu d’instruction de sa part ? », s’étonne Me Habiba Touré, l’une des avocats de la défense.

Simone Gbagbo « très fatiguée »

« Ce n’est pas sérieux, on est dans le domaine de la rumeur et du ‘on dit' », ajoute l’avocate. Et de mettre davantage en doute la fiabilité de Moïse Metch : « Une expertise psychologique laisse d’ailleurs à penser que son témoignage est peu crédible ».

Des accusations dont devra pourtant se défendre Simone Gabgbo, encore très éprouvée par son hospitalisation. « La période de convalescence aurait du être prolongée, les audiences d’assises sont particulièrement éprouvantes et Simone Gbagbo est très fatiguée », souligne Habiba Touré, qui doute désormais que le procès pour « crime contre les prisonniers de guerre et crime contre l’humanité » se termine comme prévu fin juillet.

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