Soudan du Sud : au moins 300 morts et 42 000 déplacés à cause de la flambée de violences

Par Jeune Afrique avec AFP

Des habitants se réfugient dans un camp de l'ONU à Djouba, le 14 juillet 2016. © Beatrice Mategwa/AP/SIPA

Les affrontements ont fait "plus de 300 morts depuis le 8 juillet", a indiqué un porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tarik Jasarevic, lors d'un point de presse à Genève. L'ONU ne dispose en revanche pas de chiffres sur les blessés.

Djouba, la capitale, a été le théâtre, du 8 au 11 juillet, d’affrontements entre forces fidèles au président Salva Kiir et ex-rebelles aux ordres du vice-président Riek Machar, mettant gravement en péril un accord de paix signé en 2015.

Quelque 42 000 personnes ont été déplacées par cette flambée de violences, a précisé vendredi 15 juillet un porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) à Genève, William Spindler. Un grand nombre d’entre eux ont toutefois pu retourner chez eux, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui estime qu’il reste encore 12 800 déplacés.

« L’accès humanitaire aux personnes affectées s’est grandement amélioré depuis lundi. Mais cela ne peut se poursuivre que si le cessez-le-feu tient », a indiqué le responsable des opérations de l’OIM au Soudan du Sud, John McCue, dans un communiqué.

Plus de 800 000 réfugiés

Indépendant depuis 2011 après sa scission du Soudan, le Soudan du Sud est déchiré par une guerre civile marquée par des massacres inter-ethniques qui a déjà fait des dizaines de milliers de morts et près de trois millions de déplacés depuis décembre 2013.

Avant décembre 2013, quelque 114 230 Sud-Soudanais se trouvaient dans les pays voisins, selon l’ONU. Depuis, ce chiffre a bondi pour atteindre 835 715 réfugiés dans la région, dont 285 657 en Éthiopie, 231 638 au Soudan, 222 420 en Ouganda, 103 104 au Kenya et plus de 11 000 en RDC selon les données publiées ce vendredi par le HCR.