Algérie : la chute des réserves de change plus importante que prévu

Par Jeune Afrique

Le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal à Téhéran le 24 novembre 2015 lors d'une visite au Président iranien © Vahid Salemi/AP/SIPA

Les réserves de change de l'Algérie devraient chuter à 116 milliards de dollars fin 2016, a estimé le Premier ministre Abdelamalek Sellal. La loi de finances prévoyait un niveau de 121 milliards de dollars à la fin de cette année.

S’exprimant devant la presse algérienne, jeudi 14 juillet, le chef du gouvernement algérien, Abdelmalek Sellal, a affirmé que le niveau des réserves de change de l’Algérie ne baisserait pas en dessous de 100 milliards de dollars « quelles qu’en soient les circonstances », rapporte l’agence officielle APS.

Selon les chiffres avancés par le Premier ministre algérien, les réserves de change du pays devraient atteindre 116 milliards de dollars à la fin de cette année. Dans le projet de loi de finances présenté aux parlementaires en novembre dernier, le gouvernement algérien prévoyait un niveau de 121 milliards de dollars de réserves à la fin de cette année.

Fonte des réserves

Durement affectée par le recul des cours des hydrocarbures (95 % des exportations totales et deux tiers des recettes publiques), l’Algérie a vu ses réserves de devises fondre considérablement au cours des trois dernières années. Elles atteignaient 194 milliards de dollars en décembre 2013, contre 179 milliards un an plus tard et 143 milliards de dollars fin décembre 2015.

Dans son intervention, le chef du gouvernement algérien s’est voulu rassurant, rappelant qu’en dépit de la chute des prix du brut, « aucune usine n’a été fermée et aucun travailleur n’a été licencié ».

Abdelmalek Sellal a également ajouté que les revenus des hydrocarbures étaient en amélioration et devraient atteindre 35 milliards de dollars l’an prochain et 45 milliards de dollars en 2018, rapporte l’APS. Elles ont reculé d’environ 70 % en deux ans.

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