Gabon : portrait-robot des candidats à la présidentielle

Ali Bongo Ondimba à la tribune du Parlement, le 28 juin 2016, à Libreville. © Présidence gabonaise.

Âge, régions d'origine, carrières politiques… Portrait-robot des candidats à l'élection présidentielle gabonaise du 27 août.

Ils seront nombreux sur la ligne de départ. Pas moins de 19 candidats ont déposé un dossier auprès de la Commission électorale nationale autonome et permanente gabonaise (Cenap) pour l’élection présidentielle du 27 août. Des dossiers actuellement examinés par la commission, qui devrait les valider (ou non) dans les heures à venir.

Premier constat : aucune femme ne s’est lancée dans la course. Tous les prétendants sont donc des hommes, ont pour la plupart une longue carrière politique derrière eux, et affichent en conséquence une moyenne d’âge élevée. Portrait-robot des candidats, selon leurs déclarations officielles*.

Âge : le papy-boom de la présidentielle

Sans surprise, la moyenne d’âge des candidats est élevée. Alors que selon un dernier recensement 62,3% des Gabonais ont moins de 24 ans, les électeurs devront départager des candidats en moyenne âgés de près de 60 ans.

Peu d’entre eux ont en effet moins de 50 ans :

Des routards de la politique

La plupart affichent également une longue carrière politique. Sept des candidats ont ainsi déjà été ministres d’Omar ou d’Ali Bongo Ondimba. Casimir Oyé Mba et Raymond Ndong Sima ont quant à eux également été Premiers ministres.

Une minorité de prétendants n’ont jamais occupé de hautes responsabilités politiques. C’est le cas d’Augustin Moussavou King, d’Abel Mbombe Nzondou ou encore de Dieudonné Minlama Mintogo.

Alors que leurs adversaires leur reprochent un manque d’expérience, certains en font au contraire un argument électoral. À l’image de Dieudonné Minlama Mintogo, candidat de la société civile, qui a axé sa campagne sur « la rupture ». 

D’où viennent-ils ?

Trois opposants d’Ali Bongo Ondimba, né quant à lui à Brazzaville, ont vu le jour dans l’Ogooué-Maritime, région réputée frondeuse. C’est notamment le cas de Jean Ping, natif d’Omboué ou d’Augustin Moussavou King et de Camille Mouivo-Matsima, tous deux nés à Port-Gentil.

La province de l’Estuaire n’est pas en reste. Casimir Oyé Mba, Paul Mba Abessole, et Bruno Ben Moubamba y sont ainsi nés :

Ces infographies ne tiennent pas compte des dépôts de candidatures de Gérard Ella Nguema, Michel Bouka Rabenkogo, Roland Désiré Aba’a Minko, Jean-Jacques Ndong Mbadinga, Gervais Nzovi Moulengui, et Pierre-Claver Mouele Mboumba, en raison d’absence de réponses et de sites de campagne électorale.

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