Afrique du Sud : Oscar Pistorius condamné en appel à six ans de prison pour le meurtre de Reeva Steenkamp

Par Jeune Afrique avec AFP

L'athlète paralympique sud-africain Oscar Pistorius à son arrivée au tribunal de Pretoria, le 6 juillet 2016. © Shiraaz Mohamed/AP/SIPA

L'athlète paralympique sud-africain a été condamné en appel mercredi à six années de prison par un tribunal de Pretoria. Reconnu coupable du meurtre de sa petite-amie Reeva Steenkamp, il encourait quinze années de prison ferme.

La juge Thokozile Masipa a rendu son verdict à 9h30, heures locales, mercredi 6 juillet devant la Haute Cour de Pretoria. Oscar Pistorius est condamné en appel à une peine de six ans de prison pour le meurtre de sa petite amie Reeva Steenkamp, tuée dans la nuit de la Saint Valentin 2013.

« Nous respectons la décision de la juge et nous ne ferons pas appel », a expliqué son avocat, Andrew Fawcett, à la sortie du tribunal. Le parquet dispose encore de la possibilité de faire appel de cette sentence, s’il estime qu’elle est trop légère pour le crime commis.

Une peine courte

En appel, Oscar Pistorius était jugé pour meurtre, depuis que la Cour suprême d’appel avait requalifié les faits par la Cour suprême d’appel en décembre 2015, (une décision sur laquelle la Cour constitutionnelle, saisie par l’athlète sud-africain, avait refusé de revenir en mars dernier).

Oscar Pistorius écope donc d’une sentence largement inférieure à la peine plancher prévue par le code pénal sud-africain en cas de meurtre – quinze ans de prison ferme, sauf circonstances atténuantes – requise par le procureur.

Sa première condamnation, cinq ans de prison ferme pour « homicide involontaire », avait déjà valu à la juge Masipa qui présidait également la Cour en première instance de nombreuses critiques, le verdict étant considéré comme trop clément.

« Il n’y a rien dans le jugement de la Cour d’appel qui m’oblige à imposer une longue peine de prison » a déclaré la magistrate à la lecture du verdict, invoquant les « circonstances atténuantes » dont bénéficie Oscar Pistorius, « plus lourdes que les facteurs aggravants », selon elle.

Pas de libération conditionnelle avant trois ans

Au total, Oscar Pistorius a passé un an derrière les barreaux. L’athlète sud-africain avait bénéficié en octobre 2015 d’une libération anticipée et obtenu son maintien en résidence surveillée, dans la luxueuse villa de son oncle, à Pretoria.

Il devrait retourner dès mercredi après-midi derrière les barreaux. Selon les experts judiciaires sud-africains, Oscar Pistorius ne pourra pas demander une libération conditionnelle avant trois ans, en juillet 2019.

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