CAN 2015 : le Ghana, demi-finaliste pour la 5e fois d’affilée, rêve d’un nouveau sacre

Écrit par Camille Belsoeur

Le joueur ghanéen Asamoah Gyan, le 1er février 2015 sur la pelouse de Malabo. © Sunday Alamba/AP

Les Black Stars ont établi un nouveau record en participant à leur cinquième demi-finale d'affilée dans la Coupe d'Afriques des nations. Mais les coéquipiers d'Asamoah Gyan échouent souvent à la porte de la finale et se méfient de la Guinée équatoriale qu'ils affronteront ce jeudi soir à Malabo (20h).

Si le Ghana était un réseau social de type Twitter, les experts pointeraient sa difficulté à "monétiser son audience". Car les Black Stars – le surnom de la sélection d’Accra – brillent à chaque édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) depuis 2008 en atteignant à chaque fois le dernier carré de la compétition, sans réussir néanmoins à soulever le trophée. Cinq demi-finales consécutives, c’est une performance remarquable sur le plan sportif et même inédite sur le continent africain. Pour le capitaine André Ayew, cette réussite n’est pas le fruit du hasard. "Le Ghana a de très bons joueurs, une stabilité. C’est quand on change souvent de joueurs en sélection que ça devient compliqué. On a l’expérience de la CAN et de bons entraîneurs, une bonne gestion de la Fédération. Mais atteindre le dernier carré c’est une chose, aller plus loin c’en est une autre."

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Lors de leurs quatre dernières demi-finales, les Ghanéens n’ont en effet réussi à se qualifier qu’une seule et unique fois pour la finale, qu’ils avaient perdu en 2010 face à l’Égypte (0-1). "Les Black Stars ont un fantôme à exorciser face à la Guinée équatoriale", écrivait jeudi 5 février le quotidien local du Daily Graphic, sur son site web.

Parmi les équipes les plus titrées du continent africain avec quatre CAN au palmarès, les Black Stars n’ont plus remporté la compétition depuis 1982. Les supporters et les joueurs commencent donc à trouver le temps long. Pour Andre Ayew, présent lors de la désillusion de 2010, la seule ambition des Ghanéens doit être d’atteindre la finale. "Bien jouer ce n’est pas important, le plus important c’est de gagner", a-t-il déclaré en conférence de presse. "À chaque match on progresse. Mais ce qui m’importe c’est d’être en finale. "

"On ne pense qu’à la demi-finale"

À l’image de la Côte d’Ivoire, premier finaliste de la CAN 2015 après sa victoire face à la RD Congo, le bon parcours du Ghana sur les pelouses de Guinée équatoriale est une demi-surprise. "On ne partait pas favori de la CAN et de notre poule, analyse André Ayew. Il y avait des équipes plus aptes pour arriver dans le dernier carré. Mais le Ghana est une grande équipe d’Afrique, on l’a toujours démontré ces dernières années, que ce soit en Coupe du monde ou en Coupe d’Afrique. Tout n’est pas parfait, mais il y a un bel état d’esprit, un groupe qui a envie de faire quelque chose."

Les hommes d’Avraham Grant, le sélectionneur, savent cependant que la Guinée équatoriale ne sera pas un faire-valoir dans cette demi-finale sur le papier très déséquilibrée entre le Ghana, 37e au classement Fifa, et le pays organisateur, classé 122e. "Le titre, on n’y pense pas. On ne pense qu’à la demi-finale", confie André Ayew. "Ce sera un match très compliqué. On joue contre le pays organisateur, qui a montré de belles choses. On doit être très vigilant. En 2012, ils avaient atteint les quarts de finale et avaient fait un beau parcours. Ils sont dans la continuité. Ils ont de bons joueurs mais il y a aussi l’euphorie, tout le monde est derrière eux et ça les transcende. À nous d’être concentrés et d’essayer d’imposer notre jeu."

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