Basketball : qui sont les nouvelles recrues africaines de la NBA ?

Pascal Siakam, Cheick Diallo, Michael Gbinije, Ben Bentil, Abdel Nader, recrutés en NBA le 23 juin 2016. © AP/SIPA/Montage J.A.

Du côté de la NBA, la relève africaine est assurée. Cinq jeunes joueurs africains ont été recrutés dans la nuit de jeudi à vendredi dans la prestigieuse ligue américaine de basketball. Jeune Afrique fait les présentations.

Vont-ils rejoindre Hakeem Olajuwon, Manute Bol, Dikembe Mutombo ou Serge Ibaka au rang des légendes africaines de la National Basketball Association (NBA) ? Il faudra encore attendre pour le savoir.

Toujours est-il que Pascal Siakam, Cheick Diallo, Michael Gbinije, Ben Bentil et Abdel Nader ont gagné le droit de tenter l’expérience. Dans la nuit de jeudi 23 à vendredi 24 juin, ils ont été recrutés en NBA, au milieu des 60 joueurs de la « draft » 2016. Voici ce qu’il faut savoir sur ce club des cinq.

Pascal Siakam, Cameroun

Né à Douala le 2 avril 1994, Pascal Siakam est le plus jeune des quatre fils de Victorie et de Thiamo Siakam. Il aurait pu devenir prêtre mais, lors d’un camp d’entraînement de l’association Basket sans frontières, il est repéré par Luc Mbah a Moute, joueur camerounais, évoluant actuellement aux Los Angeles Clippers.

Alors que ce dernier devient son mentor, le jeune Pascal s’expatrie aux États-Unis, à 16 ans. D’abord résidant à Lewisville, au Texas, il finit par être recruté par l’université de New Mexico en 2013. Choisi en 27e position de la draft 2016 par les Toronto Raptors, l’ailier fort de 2,08 mètres prend clairement l’ascendant sur ses trois frères : si tous sont passés par les terrains de basket universitaires américains, aucun n’avait franchi les portes de la NBA.

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Cheick Diallo, Mali

Cadet de six frères, Cheick Diallo est né le 13 septembre 1996 à Kayes, au Mali. D’abord attiré par le football, il est orienté vers le basketball par son père, qui espère tirer avantage de sa grande taille. Tant bien que mal, le jeune de Kayes s’initie à la balle orange puis est repéré par Tidiane Dramé, organisateur de stages de détection au Mali.

Sous l’initiative de ce dernier, il prend alors la direction des États-Unis. Il ne parle pas anglais, sa famille lui manque, mais Cheick Diallo s’accroche. Il atteint 2,10 mètres et devient une star des lycées, notamment grâce à des contres monstrueux, au point d’être élu meilleur joueur du McDonald’s All-American et du Jordan Brand Classic. Après une saison manquée à l’université du Kansas, l’ailier fort malien est toutefois recruté en 33e position de la draft 2016 par les Los Angeles Clippers.

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Michael Gbinije, USA/Nigeria

Né à Hartford, dans le Connecticut, Michael Gbinije n’en possède pas moins la nationalité nigériane, par son père, Frank. Passé par Richmond au lycée, il joue ensuite pour les universités de Duke et de Syracuse. Meneur de jeu, il choisit surtout d’intégrer l’équipe du Nigeria, avec qui il participe, et gagne, l’Afrobasket 2015.

Du haut de ses 2,01 mètres et de ses 93 kilos, il est sélectionné par les Pistons de Detroit en 49e position de la draft 2016. Petite particularité : né en 1992, il est l’un des plus « vieux » joueurs recrutés cette année en NBA.

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Ben Bentil, Ghana

Né le 29 mars 1995 au Ghana, Ben Bentil aurait pu être volleyeur. Mais, en rencontrant Meme Falconer, un basketteur international ghanéen, sa passion va pencher vers le basketball. Surnommé le « Kobe Bryant ghanéen » par son aîné, également star de télévision, il finit par émigrer aux États-Unis à l’âge de 15 ans.

Après avoir joué au football et au basketball pour le lycée de Saint-Andrews, à Middletown, dans le Delaware, il intègre le Providence College. Ailier fort, il est nommé en 2015 joueur ayant le plus progressé dans la conférence Est et se porte candidat pour le recrutement en NBA en 2016. Il est recruté en 49e position de la draft 2016 par les Pistons de Detroit, tout comme Michael Gbinije.

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Abdel Nader, Égypte

Né à Alexandrie, en Égypte, le 25 septembre 1993, Abdel Nader émigre aux États-Unis avec sa famille à l’âge de trois ans, direction l’Illinois. Parlant mal l’anglais jusqu’au début de son adolescence, il a alors du mal à s’intégrer. Il découvre toutefois le basketball au lycée de Niles North, avant d’intégrer le Northern Illinois College puis l’université d’État d’Iowa en 2014.

Abdel Nader en devient rapidement un joueur majeur, enchaînant les bonnes performances et les excellentes feuilles de statistiques au poste d’ailier ou d’arrière. Il se présente au recrutement NBA 2016, lors duquel il est choisi en 58e position de la draft par les Boston Celtics.

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