Zika : découverte d’anticorps capables de « neutraliser » le virus

Par Jeune Afrique avec AFP

L'Aedes aegypti, le moustique responsable du virus Zika. © Felipe Dana/AP/SIPA

Des chercheurs européens ont annoncé jeudi avoir découvert de puissants anticorps capables de neutraliser Zika. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à un vaccin contre le virus, à l'origine de graves lésions cérébrales chez le fœtus.

Ces chercheurs ont identifié des anticorps permettant de « neutraliser » à la fois Zika et le virus voisin de la dengue. Une découverte qui pourrait aboutir au développement d’un vaccin universel protégeant contre les deux maladies, ont indiqué les chercheurs dans la prestigieuse revue scientifique Nature.

Aucun vaccin jusqu’à présent 

La découverte, jugée inattendue de l’avis du monde médical, est de taille. Car jusqu’à présent et contrairement à la dengue, il n’existe aucun vaccin pour se protéger du Zika, dont la dernière souche, dévastatrice en Amérique, est désormais présente en Afrique. Au Cap-Vert, des cas de microcéphalies ont ainsi été détectés ces dernières semaines.

Zika aggravé par la dengue ? 

La récente épidémie provoque des complications neurologiques et surtout de graves anomalies du développement cérébral (microcéphalies) des bébés nés de mères infectées. Cette dernière flambée avait conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer une « urgence de santé publique de portée internationale » en février.

La découverte est d’autant plus prise au sérieux qu’elle coïncide avec une autre étude, également publiée jeudi dans Nature Immunology, qui suggère qu’une exposition préalable à la dengue pourrait amplifier l’infection au virus Zika. Une piste déjà étudiée par plusieurs chercheurs.

« Sur le continent américain, les populations n’avaient jamais été exposées au virus Zika, contrairement aux Africains qui ont davantage l’habitude d’être exposé à ce genre de virus comme la dengue ou la fièvre jaune qui appartiennent à la même famille que le Zika, ou encore au Chikungunya », avait ainsi souligné à Jeune Afrique la Dr. Anna-Bella Failloux, expliquant ainsi pourquoi les populations africaines aurait pu développer des anticorps. 

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