Oscar Pistorius : « Reeva n’aurait pas voulu que je gâche ma vie en prison »

L'athlète paralympique sud-africain Oscar Pistorius en quittant le tribunal de Pretoria le 15 juin 2016. © Themba Hadebe/AP/SIPA

Pour la première fois, Oscar Pistorius qui devrait connaître sa peine le 6 juillet prochain pour le meurtre de sa petite amie, s'est livré à un média. L'interview sera diffusée vendredi soir sur la chaîne de télévision britannique ITV.

« Je ne veux pas retourner en prison. Je ne veux pas gâcher ma vie là-bas », sanglote Oscar Pistorius face à la caméra, dans un entretien accordé à la chaîne de télévision britannique ITV qui sera diffusé le 25 juin, mais dont le quotidien The Guardian a pu se procurer des extraits. « Si j’avais l’occasion de me racheter, j’aimerais aider les plus défavorisés. Je crois que si Reeva me regarde, elle voudrait que je vive cette vie-là », ajoute-t-il, toujours en sanglotant.

Une interview polémique

C’est la première fois depuis la nuit du drame que l’athlète paralympique, jugé coupable du meurtre avec préméditation de sa petite amie, Reeva Steenkamp, lors de son procès en appel s’exprime dans les médias . Et qu’il donne sa version des faits, selon le journal britannique.

Une version, dont le tribunal de Pretoria a été privé la semaine dernière en raison de l’état de santé d’Oscar Pistorius, incapable de témoigner d’après son psychologue, au grand dam du procureur principal qui avait eu vent de la diffusion de l’interview télévisée. Mais qui, selon le quotidien britannique, ne dévie pas de sa ligne de défense.

Une dramatique erreur

Depuis le départ, Oscar Pistorius qui avait témoigné lors de son procès en première instance, explique qu’il aurait tué Reeva Steenkamp par erreur, en la prenant pour un cambrioleur caché dans les toilettes. Ce que conteste le parquet qui soutient que l’ex-mannequin de 29 ans se serait réfugiée dans les toilettes pour fuir la colère d’Oscar Pistorius avant qu’il ne l’abatte de quatre balles de 9mm.

« Oscar doit payer pour ce qu’il a fait », a martelé devant la cour, en larmes, le père de Reeva Steenkamp, dont le témoignage lors du procès en appel était très attendu. Le champion handicapé qui s’était illustré lors des Jeux Olympique de Londres il y a quatre ans en courant avec les valides vit chez son oncle à Pretoria depuis décembre 2015, date à laquelle il a obtenu le droit de quitter la prison et d’être assigné à résidence, avec port obligatoire d’un bracelet électronique. La sentence devrait tomber le 6 juillet prochain.

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