Terres rares : l’Afrique entre dans l’arène

La demande mondiale pour les terres rares atteint 5 milliards de dollars. © Peggy Greb/US department of agriculture/Wikimeda Commons

Toujours incontournables, ces minerais constituent pourtant un secteur de niche. Mais l'Afrique entre dans l'arène et plusieurs gisements pourraient être exploités dans les prochaines années.

Les prix des terres rares, qui avaient explosé en 2011 après la limitation des exportations de la Chine, premier producteur et consommateur mondial, sont retombés à leur niveau initial. « Celui de l’europium, l’un des métaux les plus chers, est passé de 4 666 euros le kilo en juillet 2011 à 1 000 euros en octobre 2014, alors que celui du cérium, l’un des plus abondants avec le lanthane [60 % des terres rares à eux deux], est passé de 120 euros le kilo en mai 2011 à 13 euros en avril 2014 », indique Patrice Christmann, directeur adjoint de la stratégie du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

imprédictible

La demande reste forte, mais la valeur de ce marché n’est que d’environ 5 milliards de dollars. Il ne peut donc supporter de trop nombreux acteurs. Les investissements pour mettre en production un gisement s’élèvent à plusieurs centaines de millions de dollars sur une dizaine d’années, qui doivent êtres amortis malgré des coûts élevés et un marché imprédictible.

« Cela explique que seuls deux gisements en dehors de la Chine, aux États-Unis et en Australie, sont actuellement en production et que seulement une cinquantaine sont évoqués dans le monde (pour 600 en 2010). Selon moi, deux à quatre nouveaux gisements pourront êtres financés cette décennie », explique Patrice Christmann. De nombreux projets continuent malgré tout d’être à l’étude sur le continent. Les plus prometteurs étant en Afrique du Sud et à Madagascar.

 

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