Congo-Brazzaville : Franck Elemba, le « gladiateur », favori des championnats d’Afrique d’athlétisme

Franck Elemba présentant son trophée de meilleur athlète masculin des Jeux africains de 2015 en octobre de la même année à Washington. © Alex Brandon/AP/SIPA

À bientôt 26 ans, Franck Elemba figure parmi les dix meilleurs lanceurs de poids dans le monde cette année. Auteur d'un jet à 21,01 mètres fin mai, le natif de Brazzaville aborde en grand favori les 20èmes championnats d'Afrique, qui débutent le 22 juin à Durban.

De retour de Stockholm, où il a terminé sixième du meeting de la Diamond League, le lanceur congolais est un habitué des vols long-courrier, qui le déposent à proximité des stades du monde entier. De Dakar à Lille en passant par Shanghai, Fès, Karlsruhe ou encore Portland, Franck Elemba ne compte plus les déplacements à l’étranger depuis le début de saison. « Je fais tous les sacrifices pour atteindre le meilleur niveau mondial, confie-t-il. C’est pour cela que je m’entraîne sept heures par jour. »

Un colosse d’1,98 m pour 137 kilos

Marié et père de deux enfants, l’athlète partage sa vie entre Rabat, où il se prépare sous la houlette de l’ancien champion marocain Mohamed Fatihi, et Paris, où il se rend régulièrement pour participer à des stages ainsi qu’aux compétitions du circuit français. Très actif sur les réseaux sociaux, où il affiche une foi fervente, Franck Elemba semble jongler sans difficulté entre les différentes cultures dans lesquelles il baigne.

Avant de briller au lancer du poids, le jeune homme pensait faire carrière dans le judo. Champion du Congo à plusieurs reprises, il porte le surnom de « gladiateur », qui va de pair avec son gabarit d’1,98 m pour 137 kilos. C’est à l’âge de 16 ans que le colosse a opté pour l’athlétisme sur les conseils de son frère aîné Florac, international congolais de triple saut. « Après seulement trois mois d’entraînement, j’ai réussi à battre le record régional », se souvient-il.

Débuts olympiques à Rio

Année après année, Franck Elemba a appris à apprivoiser l’engin de 7,260 kilos pour s’emparer, à 19 ans, du record national et disputer ses premiers championnats d’Afrique en 2010. Déçu par sa non-sélection aux Jeux olympiques en 2012, il met les bouchées doubles à l’entraînement et décroche sa qualification pour les championnats du monde en 2014. En 2015, c’est la consécration : porte-drapeau de l’équipe congolaise lors des Jeux africains à Brazzaville, il remporte le titre à domicile avec un nouveau record à la clé.

À Durban, le « gladiateur » entend effacer l’amer souvenir des derniers championnats d’Afrique à Marrakech, où il n’avait terminé que troisième. Après un crochet par Angers pour disputer les championnats de France, il repartira à Rabat pour préparer ses premiers Jeux olympiques à Rio. Avec l’objectif d’entrer en finale. « L’histoire va débuter à Rio », prévient-il…

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