Libye : 10 membres des forces du gouvernement d’union tués dans un attentat de l’EI

Par Jeune Afrique

Des combattants armés soutenant le gouvernement d'union libyen national dans la rue principale de Syrte (nord). © Uncredited/AP/SIPA

Dix combattants des forces soutenant le gouvernement libyen d'union nationale (GNA) ont été tués jeudi dans un attentat suicide du groupe terroriste État islamique (EI) à l'ouest de la ville de Syrte (nord), selon une source hospitalière.

« Les corps de dix personnes ainsi que sept blessés ont été transportés jeudi aux urgences », a indiqué le 16 juin à l’AFP un responsable de l’hôpital central de Misrata (nord) où est basé le commandement conjoint des forces pro-gouvernementale. D’après cette source, ils ont été « victimes de l’attentat suicide perpétré par Daesh (acronyme arabe de l’EI) à Abou Grein », à 130 kilomètres à l’ouest de Syrte, principal bastion de l’EI en Libye.

Selon le centre de presse des forces soutenant le GNA, l’attentat a été perpétrée à l’aide d’une voiture piégée et visait un check-point situé à l’entrée de la ville. Toujours selon cette source, deux autres attentats-suicides contre des positions des forces pro-gouvernementales, également à l’aide de voitures piégées, ont été déjoués dans la journée de jeudi.

7 attentats-suicides depuis dimanche

Depuis dimanche, sept attentats-suicides ont été commis dans divers secteurs de Syrte, où Daesh résiste à l’offensive des forces pro-gouvernementales qui ont repris la ville d’Abou Grein mi-mai. Lancée le 12 mai dernier, l’offensive a déjà fait 159 morts et plus de 500 blessés parmi les combattants soutenant le GNA, selon des sources médicales.

Mardi, Fayez al-Sarraj, le chef du GNA récemment mis en place à Tripoli, a appelé ses compatriotes à s’unir pour faire front commun contre l’EI. Mais cet appel s’est de nouveau heurté au refus des autorités rivales basées dans l’est du pays de reconnaître sa légitimité et de lui céder le pouvoir.