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Niger : 26 militaires et 55 membres de Boko Haram tués à Bosso, selon un nouveau bilan

Par Jeune Afrique avec AFP

Manifestation à Niamey au Niger, le 4 juin 2016 pour dénoncer l'attaque de Boko Haram. © AFP

Le Niger a revu à la baisse le bilan officiel de l'attaque massive menée vendredi par Boko Haram à Bosso dans le Sud-Est, de 32 à 26 morts, annonçant avoir tué 55 éléments du groupe islamiste.

« Le bilan actualisé de l’attaque est de 26 morts côté ami dont 24 soldats nigériens et deux soldats nigérians, 112 blessés dont 111 militaires et une femme civile », a précisé un communiqué du gouvernement lu à la télévision publique par son porte-parole Assoumana Malam Issa. Du côté de Boko Haram, « 55 morts ont été enregistrés et de nombreux blessés », ont assuré les autorités nigériennes.

Le précédent bilan de cette attaque annoncée samedi par le ministère nigérien de la Défense faisait état de « trente militaires nigériens et deux militaires nigérians tués » et de « 67 militaires nigériens et nigérians blessés ».

Trois jours de deuil national

Cette attaque a provoqué un déplacement de milliers d’habitants de Bosso vers « des zones plus sûres », a indiqué de son côté une source onusienne ayant requis l’anonymat, lundi 6 juin. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) de Niamey a quant à lui souligné que eau, nourriture, abris et soins médicaux étaient « les besoins les plus urgents » pour ces déplacés.

Selon Ocha, les missions d’aide humanitaire vers Bosso sont pour le moment « suspendues » pour des « raisons de sécurité ».

Le gouvernement, qui a décrété trois jours de deuil national, a pourtant réfuté que des combats aient encore lieu : « Contrairement à cette rumeur savamment distillée (…) la ville de Bosso est totalement sous contrôle », a assuré Assoumana Malam Issa qui a affirmé « la volonté » du Niger « de combattre sans faiblesse Boko Haram ».

La brigade anti-terroriste est sur place

Selon nos informations, des opérations militaires avaient toutefois encore lieu lundi 6 juin, afin de mettre hors d’état de nuire les terroristes. Les autorités craignaient en outre que ceux-ci, qui se seraient appuyés sur une cellule dormante au sein de Bosso, aient pu se mêler à la population déplacée.

En outre, des unités de la brigade anti-terroriste, 17 véhicules et environ 150 personnes, avaient investi la ville afin de ratisser les quartiers et déminer les éventuels bâtiments piégés.

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