Fermer

Togo – Emmanuel Adebayor : « Je joue pour gagner et je ne me fixe pas de limite »

Emmanuel Adebayor, après avoir ouvert le score contre l'Algérie, le 26 janvier 2013, pendant la CAN en Afrique du Sud. © Armando Franca / AP / SIPA

Emmanuel Adebayor, le capitaine et attaquant des Éperviers, évoque sa relation avec son pays, l’arrivée de Claude Le Roy à la tête de la sélection togolaise, le match décisif dimanche à Monrovia contre le Liberia (en qualifications pour la CAN 2017 au Gabon), mais aussi son avenir en club... Sans langue de bois.

Jeune Afrique : Dimanche, le Togo sera éliminé de la CAN 2017 s’il ne bat pas le Liberia à Monrovia…

Emmanuel Adebayor : Au moins, nous n’avons pas à nous poser de questions ! Il faut gagner nos deux derniers matches, au Liberia puis face à Djibouti. Ce que je peux vous dire, c’est que nous préparons cette rencontre avec l’intention de prendre les trois points, car nous voulons disputer la CAN au Gabon.

Vous avez régulièrement entretenu des relations difficiles avec la sélection. Après le match contre la Tunisie le 29 mars (0-0), vous sembliez ne plus avoir très envie de revenir…

Il s’est passé quelque chose de très important au mois d’avril, avec l’arrivée de Claude Le Roy. Très vite, il est venu me voir à Londres. Nous avons déjeuné ensemble, on s’est vite compris. Je n’ai jamais eu les idées aussi claires par rapport à la sélection. Il compte sur moi. Je suis très attaché à mon pays et à la sélection nationale, et je veux les servir. Si, plusieurs fois, j’ai pris du recul, c’est parce que trop de choses ne fonctionnaient pas. J’ai parfois dit que je ne reviendrais plus, car j’en avais marre de la désorganisation. Et moi, j’en avais assez de m’occuper des problèmes de primes non payées, des soucis de transport, etc… Je suis un footballeur, et ma priorité, c’est le terrain.

Avez-vous déjà perçu du changement avec Claude Le Roy ?

Oui. Il y a de la discipline. De la rigueur. Les horaires sont respectés. Nous nous entraînons dans de bonnes conditions. Il y a une salle de l’hôtel réservée aux soins, ce qui n’était pas le cas avant. Il y a un ostéopathe avec nous. Claude Le Roy a l’expérience du football et de l’Afrique. Il parle avec le président de la République, avec le président de la Fédération, et les choses sont réglées dès le début. Je peux vous dire qu’il y a une vraie différence entre un simple entraîneur et un très bon entraîneur. En plus, aujourd’hui, il y a un nouveau président de la fédération, qui semble vouloir lui aussi faire avancer le football togolais. Et je suis prêt à l’aider.

Je pense que j’ai encore quelques belles années au plus haut niveau

Une élimination du Togo de la CAN 2017 pourrait-elle précipiter la fin de votre carrière internationale ?

Pas du tout ! Je ne pense pas à une élimination. Et si on ne se qualifie pas, on fera tout pour aller à celle de 2019. Je joue pour gagner et je ne me fixe pas de limite. J’ai 32 ans, mais j’ai l’impression d’en avoir vingt ! Je pense que j’ai encore quelques belles années au plus haut niveau.

Vous êtes en fin de contrat à Crystal Palace, où vous aviez signé pour six mois début janvier, et vous n’y avez marqué qu’un but. Que ferez-vous la saison prochaine ?

J’ai demandé à mon agent d’attendre le lendemain du match au Liberia pour parler du mercato. Mais j’ai envie de faire une saison supplémentaire en Angleterre, où je joue depuis dix ans (hormis un prêt de six mois au Real Madrid en 2011, NDLR). Et ensuite, d’aller voir ailleurs, de découvrir un autre championnat.

Couverture

L’actu n’attend pas !


Couverture

Accédez à toute l'actualité africaine où que vous soyez en souscrivant à l'Edition Digitale de Jeune Afrique

Je m'abonne J'achète ce numéro